‹ Les deux frèresChapitre 7 sur 77 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Le printemps achèvera de vous rétablir.

Je l’espère.

Quelques promenades à votre jardin. . . .

P H I L I P PE, avec un sentiment douloureux.

Ah ! ne me parlez pas du jardin !

Pourquoi donc?

PHILIPPE

J’aimerais mieux qu’un volcan se fût entr’ouvert sur ce terrein et l’eût englouti: on n’aurait pas vu deux frères vivre dans l’inimitié depuis plus de quinze ans , pour un objet de si peu de valeur. La poursuite de ce malheureux procès m’a ruiné.

Vous m’étonnez.

Pourquoi ?

C’est la première fois , que je vous entends tenir ce langage.

PHILIPPE

Apparemment il a fallu que mon corps devînt malade , pour que mon esprit pût concevoir une idée saine.

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