SCÈNE VII
les précédens, BULLE R.
( Au moment où les deux frères s’embrassent , le Docteur s’appuie contre la charmille , la main droite sur son coeur ; Anne s’assied sur le banc , et se couvre le visage avec son mouchoir ; Philippe et le Capitaine se tiennent embrassés *, Charlotte avance près des rampes, se jette à genoux, les bras élevés au ciel, et semble le remercier de cette heureuse réunion ; Buller entre par le fond , et pour que les ronces ne l’empêchent pas de voir ce tableau , il met le pied sur la racine du poirier, et se tient à une branche.)
LE CAPITAINE, d’un ton touché.
Philippe, tu as souffert t ton extérieur me le reproche.
PHILIPPE
J’ai été malade -y — - ton amitié va me rendre la santé.
ÏOO
LES TïEUX Ï'RÈRES?
LE CAPITAINE, à demi-voix.
As-tu des dettes ?
PHILIPPE
Grâces à tes bienfaits. . . .
LE CAPITAINE, étonné.
A mes bienfaits ?
PHILIPPE
Maîgié nos discordes , tu m’as secouru. . . .
LE CAPITAINE, d’un air pénétré.
Philippe , c’est mal.
PHILIPPE
Quoi ?
LE CAPITAINE
Tu veux me faire rougir.
Ma reconnaissance ne doit pas t’offenser.
le capitaine.
Tiens ; dis-moi plutôt des injürës.
PHILIPPE
Mon loyer payé , — mes mémoires. . . .
LE CAPITAINE, brusquement.
Ce n’est pas moi.
PHILIPPE, étonné.
Ce n’est pas toi ?
LE DOCTEUR
A quoi bon ces éclaircissemens ?
CHARLOTTE, qui a épié le Docteur.
Mon père, le Docteur a rougi, — c’est lui. LE CAPITAINE.
Quoi ?