‹ Les deux Frontins comedie en un acte, en versChapitre 16 sur 37 · ARTHUR, DUHAMEL · texte numérisé non relu

ARTHUR, DUHAMEL

DUHAMEL, à part.

On ne peut avec lui finir la moindre affaire 1

(a part.) (Haut. — ReTenant au calme.)

lise nomme Arthur... Bien... Voyons... que sais-tu faire ?

ARTnUR, avec modestie.

Tout.

DUHAMEL

Peste!..., c’est beaucoup...

Tu sais...

ARTHUR

Vous pouvez essayer.

DUHAMEL

Ah!

ARTHUR

Je n’aime pas m’entendre tutoyer;

ARTHUR

Ce ton familier sent trop les mœurs anciennes,

Les mœurs d’un autre temps... chaque époque a les siennes.

DUHAMEL

Mais vous êtes pourtant le neveu de Frontin?

ARTHUR

Oui: nepos, sed alter.

DUHAMEL

Tiens! il parle latin!

ARTHUR

J’ai remporté deux prix... pour les langues antiques.

DUHAMEL

Comme tout est changé, mon Dieu !

ARTHUR

Les domestiques

Ne sont plus aujourd’hui ce qu’il furent; les rangs Se mêlent; les petits ont la taille des grands;

La domesticité n’a rien de subalterne :

Vous êtes à présent, dans le monde moderne,

Pater familias, comme chez les Latins,

Époque antérieure au règne des Frontins.

C’est une grande erreur de croire qu’on progresse :

Nous remontons aux jours de Rome et de la Grèce;

On ne sert plus, on aide, et chacun a sa part Dans le travail commun ; le service est un art.

DUHAMEL, à pari.

Ce garçon me fait peur!

ARTHUR

Tout ce que je redoute,

C’est un hôtel garni... vous en sortez?..

DUMAMEL.

Sans doute.

La femme d'un procès loge ici, j’ai voulu

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