SCÈNE XYII
Et je le commençais, lorsque j'ai vu venir Monsieur Gasti...
DUHAMEL, furieux.
Tais-toi ! '
P R OH Tl S , emportant son assiette et son Terre. »
Mais je vais le finir.
(il sort par le fond.) ARTHUR, se levant, à Gastineau.
Monsieur prenait ici des leçons du grand monde.
GASTINEAU.
Duhamel !
DUHAMEL
Que veux-tu, mon cher, que je réponde?..
Je suis provincial... je dîne au cercle... il faut Aux tables de Paris n’être pas en défaut.
GASTINEAU.
Au cercle ! j’en arrive, et son dîner sans doute Ne t’engraissera point...
DUHAMEL
Je sais le prix, il coûte
Six francs, c’est un peu cher; mais on lit les journeaux, On parle politique, on joue aux dominos,
On se chauffe en hiver : c'est une économie;
Seulement pour dîner, six heures et demie,
C’est un peu tard pour moi; mes heures de repas Sont...
' GASTINEAU.
Tranquillise-loi, tu n’y dîneras pas...
Chez toi, tu trouveras une table meilleure;
Ainsi, mon cher, ne preuds aucun souci de l’heure.
DUHAM EL.
Le nombre des dîneurs est-il donc limité?
GASTINEAU.
Le scrutin te rejette à l’unanimité.
Que dis-tu?
DUHAMEL
GASTINEAU.
C’est ainsi.
DUHAMEL
Mais voyons... tu plaisantes?
IG
GASTINEAU.
Non, c'est très-sérieux, et si tu te présentes Ailleurs, le même sort te sera réservé,
Et cet antécédent te met sur le pavé.
DUHAMEL
Qui m’a donc desservi ?