SCENE VII
YOURII, CHOUBINE, GRÉGOIRE.
YOURII.
Oui, mon cher Choubine , je pars et tout de suite. Nous autres gens des steppes, nous ne respirons pas à notre aise dans vos villes.
CHOUBINE.
Je voudrais vous posséder longtemps, mon hôte vénéré; mais je n'ose vous retenir dans mon humble maison. Puis-je savoir où vous allez?
YOURII, souriant.
C'est une question à iac.ùelle un Zaporogue répond rarement ; mais je n'ai pas de secrets pour un hôte et pour un ami. Je vais à Moscou.
CIIOUBINE.
A Moscou !
GRÉGOIRE
A Moscou !
YOURII.
Adieu donc, mon cher Choubine. Si nous nous retrou-
vons jamais à Moscou ou bien sur le Dnieper, tu sais que tu as en moi un ami. Adieu aussi, Grégoire l'ogdanovitch. Puisses-tu devenir un riclie abbéi
GRÉGOIRE
Puissent les prédictions du Suédois s'accomplir, Dimitrii Ivanovitch! Daignez vous souvenir alors du pauvre moine, votre humble serviteur, (vouni sort reconduit par Choubino. — Grrgoiro regarde dans la cour par la fenêtre.)
Don voyage !... Comme il est leste !... Le voilà en selle... C'est vrai qu'en le regardant avec plus d'attention, on découvre en lui je ne sais quel air... oui, un air de prince... Voyez, il n'ôte même pas son bonnet ù ce marchand qui a ses coffres pleins de perles... Oui, mais entre la fierté d'un prince et la rudesse d'un Zaporogue on peut se tromper..... Ahl ahl voici notre vieille folle...