‹ Les deux héritages;Chapitre 104 sur 138 · CHOU BINE · texte numérisé non relu

CHOU BINE

Oui dà? tu Tas revu?

AKOULINA

Qui donc? qui donc?

CHOUBINE.

Son danseur d'autrefois.

ORINA.

Quelqu'un... quelqu'un qui fera danser les autres.

CHOUBINE.

Dis-moi donc, Orinka Jdanova, quand ce malheur.... tu sais bien?... quand ce malheur est arrivé... Tu étais là... lorsque le tsarévitch...

AKOULINA

Bon ! vas-tu lui faire raconter encore la même histoire?

CHOUBINE.

Laisse-moi , femme... Quand le tsarévitch est mort, tu

ORINA.

Il n'est pas mort! C'est un mensonge de nos

ennemis.

CHOUBINE.

Tuas bien vu comment cela s'est passé...?

ORINA.

Si je l'ai vu I Saint Michel était là avec son bouclier d'or, qu'il a mis devant le couteau, et saint Nicolas est venu, qui m'a dit : « Orinka Jdanova, ne pleure pas, ne t'inquiète pas ; je réponds de tout. Je le mets dans mon baquet, et je le porte dans une île de la mer Bleue jusqu'à ce qu'il ait l'âge. »

GRÉGOIRE

Et qu'as-tu dit à saint Nicolas? *

ORINA.

Je im ai dit : «Monseigneur, sauf votre respect, comment est-ce que fera cet enfant sans moi? C'est

DÉBUTS D'UN AVENTURIER. Sî8

moi qui lui chante des chansons pour l'endormir et qui lui donne son manger, parce que vous savez bien qu'à présent que la tsarine est au couvent, il ne faut pas que la Volokhof , la gouvernante, touche seulement à une casserole... La tsarine l'a défendu, d'abord... »

CHOUBINE, bas.

La voilà partie!... (Haut.) Mais enfin comment les autres ne se sont-ils pas aperçus qu'il était échappé?...

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