‹ Les deux héritages;Chapitre 117 sur 138 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, excepté SEMEN.

BORIS

Mop Dieu! les traîtres ne se lasseront-ils jamais? Faut-il donc toujours frapper?... Contre moi ils veulent ressusciter les morts...

328 PERUTS D'UN AVENTURIER.

BASILE

Une imposture si grossière...

BORIS

Une perfidie si noire !... Vous avez tous vu, boyard<=!, quelle fut ma douleur quand le tsarévitch Dimitrii se donna la mort dans un accès d'épilepsie. Basile. . . le prince Chouiski vous a dit cent fois les circonstances de cette mort déplorable... Je vous avais chargé, prince Chouiski, de châtier les coupables, de ne pas laisser à Ouglitch un seul de ces factieux toujours acharnés à la perte de la Russie. Qu'avez-vous fait ? Vous avez frappé quelques serfs obscurs, transporté en Sibérie quelques centaines de malheureux imbéciles ; mais les traîtres, les véritables ennemis de mon trône et de notre sainte Russie, V0U5 les avez laissés vivre. Ils relèvent audacieusement la tête ; ils ont suscité un fantôme ! Un imposteur s'est montré à Ouglitch, des misérables ont prétendu le reconnaître, et voilà que dans Moscou même on appelle mon peuple à la révolte !

BASILE

Que mon maître permette à son esclave de se justifier ! Grand Dieu ! qu'il te souvienne des châtiments terribles infligés à Ouglitch il y a quatorze ans. Deux cents têtes exposées sur la grande place, trois mille familles envoyées à Pelim t'ont prouvé mon zèle. J'ai détruit jusqu'aux souvenirs matériels de la rébellion. La cloche qui ameuta les factieux n'est-elle pas en Sibérie maintenant avec les insensés qui osèrent se lever contre tes officiers? Il y a quatorze ans que je n'ai vu les murs d'Ouglitch. Si cette ville maudite a produit une nouvelle génération de rebelles, parle, et je suis prêt à en purger ton empire.

JOB

Que s'est-il donc passé à Ouglitch 7

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