FÉ L I X
Oh ! du tout. Monsieur n'aurait pas fait de marque, dans ce cas.
M. KERMOUTON.
Ainsi, vous en êtes bien sûr, M. de Saqueville ne marque que les endroits qui lui plaisent?
Oui, Monsieur.
M. KERMOUTON,
Allons ! tant mieux. Vous connaissez bien votre maître, à ce que je vois. Il y a longtemps que vous le servez? Il travaille beaucoup. Il est bien studieux. C'est étonnant pour un jeune homme et un Parisien.
FÉLIX
Il passe ses nuits à travailler.
M. KERMOUTON.
Il ira loin, oui... Vous lui direz que c'est un de ses amis de Bretagne... Kermouton... de la part de M. le sous-préfet de Morlaix,... et vous le remercierez d'avoir bien voulu lire mon Essai... Je regrette de n'avoir pas eu le temps de le faire relier. Vers midi, n'est-ce pas?
(il sort.) FÉLIX.
Je n'y manquerai pas. Oui, Monsieur, (seul.) Il est bon là avec ses chèvres ! Ce doit être un électeur. Moi qui leprenais pour un usurier.