LE GENDARME
Vous êtes prié de vous rendre sur-le-champ chez M. l'inspecteur général qui arrive en mission de Petersbourg. Il est descendu à, l'hôtel.
Ce» mots le» frappent tous comme un coup de tonnerre. Un cri d'étonnemont tort de U bouche de toutes le» dames. Tableau général. Tous somblcnt pétrifiés.
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Au milieu le gouverneur, immobile comme uo piquet, le» bra» étendus et la tête renversée en arrière. A sa droite sa femme et sa fille, se dirigeant ver» lui d'un mouvement de tout le corps. Derrière elles, le directeur des postes so tournant vers les spectateur» avec un geste d'interrogation. Derrière lui le routeur, dlQf l'attitude d'un» stupéfaction naïve, et dans la même partie do U
•cène trois dames qui se groupent ensemble, contemplent avec une expression satirique la situation de la famille du gouverneur. A la gauche du gouverneur Zemlianika, la tête un peu penchée de côté comme s'il écoutait quelque chose. Auprès de lui le juge les bras étendus, touchant presque la terre et faisant un mouvement de lèvres comme s'il sifflait ou prononçait : « Tiens, grand'maman, voici la Saint-George. » Après lui Korobkine tourné vers les spectateurs, fermant un œil et désignant le gouverneur avec une expression de malignité. Du même côté de la scène, Bobtchinski et Dobtchinski les mains étendues l'un vers l'autre, la bouche ouverte et s'entre-regardant les yeux écarquillés. Les autres personnages demeurent immobiles comme des termes. Tout ce groupe pétrifié conserve la même attitude pendant une demi-minute. La toile tombe.