‹ Les deux héritages, suivis de L'inspecteur général et les Débuts d'un aventurierChapitre 143 sur 173 · TROISIÈME ATAMAN · texte numérisé non relu

TROISIÈME ATAMAN

Pitié qu'on ne lui ait pas laissé de fils.

PREMIER ATAMAN

Silence, frères, nous sommes dans la steppe du Tartare. Croyez-le, enfants, le sang de Monomaque et de saint Dimitrii n'est pas épuisé. Qui vivra verra, (a . i qui l'observe.) Seigneur boyard, ne pourriez-vous me dire si le tsar se montrera bientôt ?

BASILE

Bientôt, je l'espère, mon oncle *. — Vous venez de l'armée du Don? Tout y est tranquille?

PREMIER ATAMAN

Quand on a son cheval sellé, son arquebuse chargée, son sabre au enté, quand les enfants sonl en sentinelle dans la steppe, qui empoche de se reposer un peu ?

BASILE

Entre le tsar notre glorieux maître et le khan, il y a paix et amitié.

PREMIER ATAMAN

En effet, amitié !

BASILE

Vous avez un beau pays, un beau fleuve, de beaux troupeaux, bien à boire et à manger... que vous faut-il de plus?

i . Le roi de Pologne.

S. Manière affectueuse et protectrice d'adresser la parole.

PREMIER ATAMAN

Oui, tu as soif, voilà Don Ivanovitch..

BASILE

Outre l'eau du Don, petit père, vous avez du kvas, de l'eau-de-vie...

PREMIER ATAMAN

De l'eau-de-vie, petit père ? On ne veut plus que nous en buvions.

BASILE

Au contraire, le tsar la fabrique exprès pour vous.

PREMIER ATAMAN

Est-ce de l'eau de-vie du tsar que tu bois, père, quand tu veux te mettre en gaieté ?

BASILE

Vous voudriez bien avoir vos distilleries comme autrefois ?

PREMIER ATAMAN

Chacun tient à ce qui lui a appartenu.

BASILE, bas à Fëdor.

Les marauds sont mécontents, duut.) Eh bien ! mes amis, adressez-vous au tsar ; sans doute, il vous accordera tout ce que vous lui demanderez, et, quand vous aurez obtenu de distiller votre eau-de-vie, nous irons en boire chez vous et manger des esturgeons.

FEDOR

Si Semen Godounof nous accorde la permission de faire le voyage.

PREMIER ATAMAN

11 vous faut une permission pour aller où vous voulez ?

BASILE

Assurément. Nous prends-tu pour des gens de rien? PBEMIEH VTA M \ v

Vois-tu, petit père, je ne changerais pas ma peau de mouton contre ta pelisse de renard noir, s'il me fallait

Fuser dans le Kremlin... Mais n'est-ce pas le patriarche qui entre? A genoux, enfants, et demandons-lui sabéoédiction. Je me trompe fort, ou c'est là tout ce que nous rapporterons au camp.

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