‹ Les deux héritages, suivis de L'inspecteur général et les Débuts d'un aventurierChapitre 31 sur 173 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

One terrasse. 11 est presque nuit. La lune se lève. Une table rustique avec des tasses et du café.

SAQUEVILLE, LOUIS, M. SÉVIN.

LOUIS

Règle sans exception, mon oncle : jamais, chez des Femmes, vous ne trouverez du vin tolérable. Le Champagne était douceâtre, le bordeaux trop vert , l'un et l'autre fabriqués. J'en fais juge Sévin.

Je ne m'en suis pas aperçu.

66 LES MKlX HERITAGES,

LOUIS

Je le crois bien. Vous ne buvez ni ne mangez.

BÀQl i: vi 1.1. i:.

Je ne te savais pas gourmand. A ton âge, c'est singulier.

LOUIS

C'est là mon moindre défaut; mais tout le monde est gourmand aujourd'hui... jusqu'à Sévin, qui est un saint en herbe.

M. SÉVIN

La table est le plus innocent de ious les plaisirs, .ependanl . quand on songe à tous les malheureux, pour qui les miettes de nos somptueux repas...

LOUIS

Vous avez bien raison; niais ne parlons pas de C6ia sitôt après le dîner; cela trouble la digestion. Pendant que ces dames sont allées chercher leurs châles, si nous fumions un léger cigare? Hein ! mon oncle?

Oh ! ici , c'est impossible.

lodis. v(

A la pa,mpagne, la marquise le tolère. Prenez celuici; il n'a pas l'air mauvais.

En revenant à Paris.

LOUIS

Nous en aurops d'autre .Venez^ c'est l'u âge i(-i- Un; tour d'allée seulement. Je ne vous en offre pas, sévin?

M. Si'. \ I \.

Ali Dieu! non.

(saquovillo «t Li.uif jortont , entrent la marquiso, Julie, miss Jackson.

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