SCÈNE V
SAQUEVILLE, LOUIS, CLÉMENCE.
CLE ME x CE , entrant, qui « entendu Im Sernierg mots.
Prenez, prenez, Louis; cela est toujours bon à prendre. Bonjour, Messieurs; ce n'est que moi. le ne vous dérange pas, j'espère?
SAQUEVILLE.
Mademoiselle, j'ignore ce qui me procure cette visite.
LOUIS
Clémence, laissez-nous; nous sommes en affaires. CLE M eh i i .
Je suis chez monsieur le colonel ; c'est lui que je viens voir. Et puis, si vous saviez ce que je vais vous dire, vous me traiteriez avec plus de considération. Vous auriez bien dû m'en voyer quelques pots de beurre
de Bretagne. — Colonel , je viens vous exprimer toute ma reconnaissance,
SAQDEVILLE.
Vous ne m'en devez aucune. C'est une bagatelle qui doit vous aider dans votre établissement à Alger.
CLÉMENCE
Ah ! Monsieur, combien j'ai été touchée de la noblesse de votre procédé ! Et le billet qui accompagnait ce qu'il vous plaît d'appeler une bagatelle, était si aimable!... Je vous en remercie, colonel, et je crois ne pouvoir mieux répondre à l'intérêt que vous me portez qu'en vous faisant part d'une heureuse aventure qui m'arrive.
LOUIS
Allons, Clémence, on n'a que faire de vos aventures ! Vous voyez que mon oncle est pressé.
CLÉMENCE
Je n'ai que deux mots à dire. Oui, colonel, vous avez eu pour moi une bienveillance si... si paternelle, que, j'en suis sûre, vous serez sensible à mon bonheur. C'est à vous que j'ai voulu tout d'abord l'annoncer. M. Sharper de Londres, le grand banquier, qui a été le protecteur de ma jeunesse... il est mort d'apoplexie, le pauvre homme.... et... monsieur de Saqueville, il me laisse trente-cinq mille livres sterling.
LOUIS
Quel conte l