‹ Les deux héritages, suivis de L'inspecteur général et les Débuts d'un aventurierChapitre 85 sur 173 · SCÈNE IY · texte numérisé non relu

SCÈNE IY

MICIIKA, OSIP.

OSIP

Par où est-ce ?

MICHKA

Par ici, mon oncle, par ici.

OSIP

Un instant, que je souffle. Ah ! gredin de sort ! On dit bien que pour ventre vide il n'y a pas de léger fardeau !

MICIIKA.

Dites donc, mon oncle, le général va venir bientôt?

OSIP

Quel général ?

MICIIKA.

Votre maître.

OSIP

Mon maître? Quel général èst-cè qu'il est?

MICIIKA.

Comment, est-ce qu'il n'est pas général ?

OSIP

Général, ah! oui; mais d'une autre façon.

m i c II K A.

Kst-ce plus ou moins fort qu'un général en service?

OSIP

Plus.

MICIIKA.

Voyez-vous cela! Voilà la chose pourquoi il y a ce remue-ménage chez nous.

OSIP

Écoute petit. A ce que je vois, tu es un gaillard fûté ? Est-ce qu'il n'y aurait pas un morceau à manger ?

MICHKA

Hélas ! mon oncle, c'est que pour vous il n'y a rien de prêt. Vous ne mangeriez pas quelque chose de tout simple. Je crois bien que quand votre maître se met à table, il vous envoie de ce qu'il mange lui-même.

OSIP

Mais qu'est-ce qu'il y a ici en fait de choses simples?

MICHKA

Il n'y a que de la soupe aux choux, du gruau, et puis des pûtes.

OSIP

Rien que de la soupe aux choux, du gruau et des pâtés? C'est bon, nous mangerons tout cela. Allons, portons cette malle. Il y a une autre porte par ici ?

MICHKA

OUI» (Tous deux portent la malle dans la chambre de cite.)

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