ACTE PREMIER S
Parce que je refuse de me rendre aveuglément à ses caprices, à ses fantaisies, parce que je refuse de me laisser traU ter en pantin... Tout à l'heure, mademoiselle Claire ne voulaitelle pas nï’envoyer au sommet d’une montagne quelconque pour lui chercher je ne sais quel brin d’herbel
MADAME DE COURVAL
De sorte que la pauvre enfant a dû se résigner?
EDMOND
Ohl non, non... mon oncle était là.
MADAME DE COURVAL
Ahl votre oncle I...
EDMOND
Qui, aussitôt, avec la noble ardeur que vous lui connaissez, a gravi la côte en se jouant des obstacles, et a rapporté le brin d’herbe en se moquant de mon apathie. Alors, mademoiselle Claire de faire chorus avec l’enragé, de me quitter le bras, sous prétexte que je l’enfumais, et moi de secouer le tout, en reprenant le chemin de la maison.
MADAME DE COURVAL
Seul?
EDMOND
Avec mon cigare.
MADAME DE COURVAL
Comment, ils ne sont pas encore rentrés?
EDMOND
Non, madame.
MADAME DE COURVAL, remontaat ao fond.
Ils sont toujours à la promenade?
EDMOND *
Toujours, toujours.
' * Madame de Courrai, Edmund.
MADAME DE COURVAL
Mais c’est absurde!
EDMOND
A qui le dites-vous.
MADAME DE COURVAL
Claire, qui ne voulait jamais sortir, qui restait enfermée toute la journée (je l’ai cent fois querellée pour cela), et à présent ce sont des rages de promenade... Ah ! vraiment, je ne la comprends point, ni M. de Richebourg non plus, il est presque aussi enfant qu’elle. Voilà une heure qu’ils sont dehors... cela commence à m’inquiéter...
EDMOND
Rassurez- VOUS; mon oncle veille sur mademoiselle Claire, il est aux petits soins pour elle, porte sa capeline et son ombrelle, l’abrite du vent et du soleil... elle ne court aucun risque, je vous assure.
AhI vous croyez ?
EDMOND
Aucun, aucun.
MADAME DE COURVAL
Alors, VOUS êtes tranquille?
EDMOND, aref noDcbalance.
Tout à fait tranquille.
MADAME DE COURVAL
Mais il me semble que votre oncle empiète un peu sur votre rôle... et qu’aulrefois vous étiez plus galant pour Claire ?
EDMOND
Je lui faisais la cour, madame.
MADAME DE COURVAL
Ahl
EDMOND
Mais aujourd’hui, à la veille d’être son mari...