‹ Les deux jeunesses comedie en deux actes en proseChapitre 21 sur 72 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

ARTHUR

Bien sûr que c’est pas 1’ même, allez... n’ot' Perrichon, à nous, est un homme puissant, riche à millions...

MADAME DE COURVAL, à Arthur.

Que dis-tu?

ARTHUR

J’ dis que m’sieu Perrichon a gagné son pesant d’or.

EDMOND

Eh bien I en ce cas, tu pourras t’adresser à lui.

ARTHUR

Plaît-y, m’sieu?

Pour ta dot.

EDMOND

Fameuse idée!

Hein?

ARTHUR

CLAIRE, h Edmouil.

EDMOND

Est-ce que vous ne savez pas que le bel Artbur éprouve le besoin de perpétuer sa race ?

MAX

Non.

EDMOND

Il réprouve, et sollicite la main de la veuve à Lucas.

ARTHUR

Tout d’ même, faut bien profiter d’ sa jeunesse.

CLAIRE, à Edmond.

Quel mal y voyez-vous ?

EDMOND

Il n’a pas un rouge liard au soleil.

CLAIRE*

Qu’à cela ne tienne, nous lui ferons un cadeau de noces.

• EDMOND

Moi I par exemple I n’y comptez pas.

ARTHUR, A part.

Est-y chiche !

MAX

Edmond...? ^

EDMOND

Mais non, mon oncle. Il ne me convient pas d’encourager les sottises.

CLAIRE

Ahl

EDMOND

Épouser une grue ?

ARTHUR

Une grue I... elle a queuque chose dans l’œil...

EDMOND

Triple idiot!

MAX, bas à Edmond.

Lorsque mademoiselle désire...

EDMOND, de même.

Laissons-lui quelque chose à désirer...

MAX, bas A Arthur, le tirant A l’écart.

Tiens, mon garçon, prends ceci, et marie-toi. •

ARTHUR

Deux billets d’ mille 1... ahl ro.’sieu c’est beau, c’est bien c’ que vous faites là... madame s’ra heureuse avec vous!

* Edmond, liai, Arthur, Claire, madame de Courrai.

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