ACTE PREMIER
ARTHUR
Bien sûr que c’est pas 1’ même, allez... n’ot' Perrichon, à nous, est un homme puissant, riche à millions...
MADAME DE COURVAL, à Arthur.
Que dis-tu?
ARTHUR
J’ dis que m’sieu Perrichon a gagné son pesant d’or.
EDMOND
Eh bien I en ce cas, tu pourras t’adresser à lui.
ARTHUR
Plaît-y, m’sieu?
Pour ta dot.
EDMOND
Fameuse idée!
Hein?
ARTHUR
CLAIRE, h Edmouil.
EDMOND
Est-ce que vous ne savez pas que le bel Artbur éprouve le besoin de perpétuer sa race ?
MAX
Non.
EDMOND
Il réprouve, et sollicite la main de la veuve à Lucas.
ARTHUR
Tout d’ même, faut bien profiter d’ sa jeunesse.
CLAIRE, à Edmond.
Quel mal y voyez-vous ?
EDMOND
Il n’a pas un rouge liard au soleil.
CLAIRE*
Qu’à cela ne tienne, nous lui ferons un cadeau de noces.
• EDMOND
Moi I par exemple I n’y comptez pas.
ARTHUR, A part.
Est-y chiche !
MAX
Edmond...? ^
EDMOND
Mais non, mon oncle. Il ne me convient pas d’encourager les sottises.
CLAIRE
Ahl
EDMOND
Épouser une grue ?
ARTHUR
Une grue I... elle a queuque chose dans l’œil...
EDMOND
Triple idiot!
MAX, bas à Edmond.
Lorsque mademoiselle désire...
EDMOND, de même.
Laissons-lui quelque chose à désirer...
MAX, bas A Arthur, le tirant A l’écart.
Tiens, mon garçon, prends ceci, et marie-toi. •
ARTHUR
Deux billets d’ mille 1... ahl ro.’sieu c’est beau, c’est bien c’ que vous faites là... madame s’ra heureuse avec vous!
* Edmond, liai, Arthur, Claire, madame de Courrai.