‹ Les deux jeunesses comedie en deux actes en proseChapitre 30 sur 72 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MADAME DE COURVAL, il part.

Vraiment, (nam, avec coqueiieric.) Mais approchez-vous donc, monsieur Edmond.

EDMOND

Très-volontiers, madame, très-volontiers.

Il prend une chaise et s’approclie do madame de Courrai. MADAME DE COURVAI..

Nous avions l’air do nous bouder... et nous sommes pourlan t bons amis... n’est-ce pas?

EDMOND

Sans doute... (a part.) A la bonne lieiire ! Voilà une femme avec qui l’on peut causer.

MADAME DE COURVAL

Je n’ai pas très-bien entendu... Vous disiez?

EDMOND

Je disais, madame...

MADAME DE COURVAL

Approchez-vous...

EDMOND, rapprochant un peu sa chaise.

Je parlais de votre beauté...

MADAME DE COURVAL

Ah ! oui... de loin.

ED.MOND

De près, madame, j’en pounais parler encore mieux.

MADAME DE COURVAL, & part.

Ce bon jeune homme, il me rassure...

E D .M O .N D , à pa rt.

Elle est fort ijien !... foil bien ! fort bien I

MADAME DE COURVAL

Vous êtes flatteur, monsieur Edmond !

EDMOND

Ce n’est pas là ce qu’on me reproche; je n’ai Jamais su faire un compliment.

' MADAME DE COURVAL

Que faites-vous donc ?

EDMOND. '

Je répète ce que j’entends dire.

MADAME DE COURVAL

Pas à votre oncle.

' EDMOND

Oh ! oh ! mon oncle... n’en parlons pas, je vous en prie.

Vous lui en voulez donc beaucoup?

EDMOND

Beaucoup.

MADAME DE COURVAL

Pourquoi ? ~

EDMOND

J’ai mes motifs.

MADAME DE COURVAL

A cause de Claire?

EDMOND

Ohl mon Dieu, non I Mademoiselle Glaire s’est montrée si indifférente qu’assurémeni j’aurais grand tort de m’en inquiéter à présent.'

MADAME DE COURVAL

Ah!

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