ACTE PREMIER
MADAME DE COURVAL, il part.
Vraiment, (nam, avec coqueiieric.) Mais approchez-vous donc, monsieur Edmond.
EDMOND
Très-volontiers, madame, très-volontiers.
Il prend une chaise et s’approclie do madame de Courrai. MADAME DE COURVAI..
Nous avions l’air do nous bouder... et nous sommes pourlan t bons amis... n’est-ce pas?
EDMOND
Sans doute... (a part.) A la bonne lieiire ! Voilà une femme avec qui l’on peut causer.
MADAME DE COURVAL
Je n’ai pas très-bien entendu... Vous disiez?
EDMOND
Je disais, madame...
MADAME DE COURVAL
Approchez-vous...
EDMOND, rapprochant un peu sa chaise.
Je parlais de votre beauté...
MADAME DE COURVAL
Ah ! oui... de loin.
ED.MOND
De près, madame, j’en pounais parler encore mieux.
MADAME DE COURVAL, & part.
Ce bon jeune homme, il me rassure...
E D .M O .N D , à pa rt.
Elle est fort ijien !... foil bien ! fort bien I
MADAME DE COURVAL
Vous êtes flatteur, monsieur Edmond !
EDMOND
Ce n’est pas là ce qu’on me reproche; je n’ai Jamais su faire un compliment.
' MADAME DE COURVAL
Que faites-vous donc ?
EDMOND. '
Je répète ce que j’entends dire.
MADAME DE COURVAL
Pas à votre oncle.
' EDMOND
Oh ! oh ! mon oncle... n’en parlons pas, je vous en prie.
Vous lui en voulez donc beaucoup?
EDMOND
Beaucoup.
MADAME DE COURVAL
Pourquoi ? ~
EDMOND
J’ai mes motifs.
MADAME DE COURVAL
A cause de Claire?
EDMOND
Ohl mon Dieu, non I Mademoiselle Glaire s’est montrée si indifférente qu’assurémeni j’aurais grand tort de m’en inquiéter à présent.'
MADAME DE COURVAL
Ah!