MA X
Je suis chargé, mon cher Edmond, d’une mission assez dèli. cate... Je quitte à l’instant mademoiselle Claire, et viens d’avoir, à ton sujet, une assez longue .conversation. Elle te reproche plusieurs travers que je l’ai signalés, et, croyant remarquer, surtout, qu’il y a, dit-elle, entre vous deux, antipathie d'humeur et d’habitudes, elle m’a prié de l’annoncer qu’elle reprenait sa liberté... et te rendait aussi la'tienne.
EDMOND
AhI
MAX
Oui, mon ami.
EDMOND, à madame do Coorval.
Eh bien, voilà qui simplifie les choses!
MADAME DE COURVAL
Allons donc! mais c’est impossible, et Claire n’a pas le sens commun... des griefs sans valeur, exagérés, futiles...
Je le croyais d’abord, madame... Aussi ai-je fait, comme je le devais, tous mes efforts pour la calmer... mais, d’après certains renseignements... certaines remarques, que j’ai faites
depuis quelque temps, je suis forcé de reconnaitre que ses reproches élaienl fondés et que l’indifférence de mon neveu avait une cause.
MADAME DE. COURVAL
Laquelle, monsieur?
^ MAX, arec inteoiioD.
Mais, un autre attachement, madame.
MADAME DE COURVAL. '
Un autre?
MAX
Oui, madame, un autre attachement... pour une personne très-estimable assurément... et qui, d'ailleurs, maîtresse d’ellemème, peut disposer, selon .son goût, de sa fortune et de sa main.
MADAME DE COURVAL, à part.
Ah ! mon Dieu I
Car elle est libre, tout à fait libre...
. MADAME DE COURVAL, à part.
Il m’abandonne!
MAX
Et ce n’est pas moi bien certainement qui chercherai à la contraindre.
EDMOND, bas à madame de Coorral.
Que VOUS disais-je ?
MADAME DE COURVAL, b part.
Oh! c’est indigne!
CLAIRE, entrant arec précaution, bas à Max.
Eh bien ?