ACTE ‘DEUXIÈME
CLAIRE
Qu’en pensez-vous?
PERRICHON
Je le trouve un peu original.
CLAIRE
Voilà tout?
PERRICHON
Un peu bizarre.
CLAIRE
Il ne vous a pas parlé de moi ?
Non.
CLAIRE^ avec gorprise.
Aht
PERRICHON
Après cela, il avait peut-être l’intention.. .
CLAIRE, k part.
11 ne sait rien.
PERRICHON
Mais il m’a quitté brusquement pour une affaire... une .affaire grave. Pas un mot de cetle.fuguc, au moins... c’est une surprise qu’il ménage à ta tante...
' CLAIRE
A ma tante ?
PEHRl CHON.
Car il paraît qu’il en est furieusement épris.
CLAIRE
Vous croyez ?
Très-épris... il en perd la léte... Figure-toi... c’est magnifique!... qu’il envoie exprès à Ciermonl un homme à cheval pour lui rapporter un bouquet...
CLAIRE
Vraiment ?
PERRICHON
De roses blanches... comme c’esi virginal t
CLAIRE
Âhl des roses blanches! (a part, avec émotion.) Elles sont pour moi.
' PERRICHON
Si je l’avais su, j’en aurais rapporté de Lodève... elles poussent chez nous comme du chiendent... n’est-il pas vrai que c’est fort drôle?
CLAIRE, à part.
Oh! non, c’est bien! (Hant, après on silence, on s’appuyant sur l’épaule de son oncle.) Quel âge avez-vous donc, mon oncle?
PERRICHON
Moi, chère petitel... j’ai quarante-huit ans... mais pourquoi cette question ?
C LAIRE
Je ne sais... On est encore jeune à quarante-huit ans ?
' PERRICHON
Non.
On est vieux?
PERRICHON
On est entre le zist et le zest.
Nonrean silence.