‹ Les deux masques (volume 3)Chapitre 3 sur 43 · PRÉFACE. III · texte numérisé non relu

PRÉFACE. III

de la race aryenne, mère de l'Inde et de la Perse, aîeale immémoriale de l'Europe . Ces découvertes capitales qui ont ouvert sur la Mythologie des points de vue si nouveaux, j'ai tâché de les amener en partie, de l'érudition à la vie de l'art, en les introduisant dans le théâtre d'Athènes, par les personnes divines ou héroïques qui y jouent un rôle. A travers leurs figures classiques, j'ai fait entrevoir le jeu des phénomènes atmosphériques ou solaires qui les ont créés à l'horizon lointain de la haute Asie.

Les dieux reviennent presque à chaque page, dans ces études sur des drames qui étaient avant fout des fêtes religieuses. Malgré mon peu de goût pour tout ce qui peut paraître une affectation, j'ai cru devoir transcrire leurs noms tels que la langue grecque, les présente. Cette innovation est depuis longtemps en usage dans les littératures étrangères. En France même, tous les historiens et tous les critiques des sciences religieuses l'ont généralement adoptée. L'heure me semble venue de la faire entrer dans le langage littéraire. Une tradition routinière a trop longtemps masqué les dieux helléniques sous les substituts des divinités latines qui ne leur sont que collatérales, ou qui ne les représentent que dans leur extrême décadence. Le Jupiter de Rome, dieu d'État,

tout officiel, n'est qu'une réductioD de lité de Zeus. Sa Junon conjugale, nia- |ue reine du ciel, sorte de sage-femme résidant aux accouchements, gardienne t des trésors domestiques, ne peut être éra, la grande déesse azurée et orageuse

grec. Le Mercure italique, trafiquant de roitement confiné dans le patronage spéerce, n'a rien de commun avecl'Hermès Itiple des mythes homériques. Minerve, s vertus guerrières et des grands traits

caractérisent Pallas-Atliéné, reparaît & 1 figure pédantesque d'une déesse sco^ dieu indigène et national du Latiiini, tout à fait d'Ares, qui n'occupe dans : qu'une place subalterne. Rome n'eut jaation ouverte aux merveilles et aux mi- &r, et sou froid Neptune copie Poséidon mhler. Cérès n'est qu'une maigre glane

Déméter. Diane elle-même ne peut que pour une pAle doublure d'Artémis.

) de séparer,par le changement radical mythologie plagiaire des peuples latins Qgie créatrice et originale des races lême quand elle s'y rattache par l'em-

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