‹ Les deux ménages, comédie en trois actes et en proseChapitre 29 sur 58 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Les mêmes, MADAME BOURDEUÏL, très-agitée,

MADAME BOURDEUIL , d'un ton très-sec.

Eh bien, Monsieur, je vous fais mon compliment sincère.

BOURDEUIL , étonné.

Sur quoi ?

MADAME BOURDEUIL.

Elle est charmante , et vous ne pouviez pas mieux choisir.

3a LES DEUX MENAGES ,

BOURDEUIL.

Encore?... Quoi! nous reviendrons toujours sur le même sujet. ( à part.) Ah! mon Dieu, est-ce que par hasard , sans m'en douter ? j'aurais fait une infidélité à ma femme ?

MADAME BOURDEUIL.

Vingt ans au plus • des yeux bleus magnifiques. BOURDEUIL, très en colère.

Madame , à la fin , quel rôle prétendez-vous me faire jouer ici ? Se fait-on un jeu de s'amuser à mes dépens ? {à part.) Mais sur quelle apparence enfin?... [haut.) Depuis ce matin , tout le monde est après moi ; l'une me fait de la morale 5 l'autre m'accable de reproches. (à part.) Hier j'ai déjeûné chez un agent de change, sa femme était des nôtres * mais elle a cinquante-deux ans .

MADAME BOURDEUIL.

Vous avez beau chercher, Monsieur, les moyens de vous excuser, vous n'y parviendrez pas.

BOURDEtlL.

C'en est trop • je quitte la partie et ne prendrai pas même la peine de me justifier * maintenant plaignezvous j dites que je suis un ingrat , un perfide 5 puisque votre folle jalousie l'emporte sur la raison , ce que j'ai de mieux à faire , c'est de vous laisser le champ libre.

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