‹ Les deux ménages, comédie en trois actes et en proseChapitre 41 sur 58 · ACTE II, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE X

MADAME MOSTALAN.

Savez-vous s'il a toujours quelques connaissances au ministère de la guerre ?

DORSAI, avec intention.

Je crois , Madame ] que ses relations sont sur le point de cesser, (très-vivement , pour rompre la conversation.) Mais n'oubliez pas, je vous en prie, Mesdames , que nous devons aller ce soir aux Bouffes , et puisque nous sommes tous réunis , allons nous mettre à table .

BOURDEUIL.

Ah ! sur ce chapitre , c'est différent • je retrouve la parole, et je crois que sans déroger au système que j'ai adopté , je puis me mêler à la conversation , pourvu toutefois que ma femme veuille bien m'accorder une trêve , au moins pour le dîner.

MADAME DORSAL

C'est à moi , Messieurs , que vous devez la connaissance de Madame ; je compte sur vous pour lui faire passer une journée agréable.

DORSAI , vivement et affectant de la gaieté. Bourdeuil , mon ami , de la gaieté 5 des bons mots • des saillies... Un petit couvert et trois femmes charmantes ! quels délicieux momens nous allons passer ï (à part.) Je veux que le diable m'emporte si je sais comment je vais me tirer de là!., (haut.) Madame, voulez-vous bien me permettre ? . .

Il sort avec madame de Montalan, MADAME BOURDEUIL , à Bourdeuil.

Monsieur, vous avez tort.

MADAME DORSAI.

Monsieur Bourdeuil , vous avez tort.

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