‹ Les deux ménages, comédie en trois actes et en proseChapitre 50 sur 58 · ACTE III, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V

vais exemples qui m'ont entraîné ; que c'est à toil seu enfin qu'il faut attribuer toutes mes fautes, (à part.) Ma foi 3 j'espère que je m'en acquitte aussi bien qu'eux. DORSAI | très -vivement.

Je t'ai entraîné ! Qu'est-ce que cela signifie? Chacun pour son compte ici.

MADAME DORSAI.

Quelle horreur ! quoi . Monsieur , tout à l'heure vous calomniez Madame , et maintenant vous accusez mon mari. C'est une indignité!

ROURDEU1L , plaisantant toujours.

Votre mari, Madame! Si je vous racontais ses petites intrigues , je n'en finirais pas. Sa correspondance avec cette jeune veuve de la rue de la Paix...

DORSAI.

Comment, tu oses soutenir...

BOURDEUIL

Son duel avec ce mari dont il a troublé le ménage et qu'il a blessé , parce qu'un mari malheureux doit toujours avoir tort.

MADAME MONTALAN , à Bourdeuil.

Mais , Monsieur , vous feignez d'oublier la question qu'on vous a faite tout à l'heure.

MADAME BOURDEUIL.

C'est vrai, Monsieur, vous détournez la conversation 5 répondrez-vous enfin , il n'est pas question ici de Monsieur Dorsai, mais de vous.

BOURDEUIL , à part.

Me tromperais- je ? . . . Si effectivement ce n'était pas une plaisanterie j oh! cela n'est pas possible, (haut.) Point du tout , Dorsai est mon associé , et les plaisirs comme les affaires sont en commun entre nous deux.

Archives de la Ville de Bruxelles Archief van de Stad Brgssei

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