‹ Les deux mèresChapitre 14 sur 43 · UN AUTRE · texte numérisé non relu

UN AUTRE

J' travaillerais jour et nuit pour lui.

SIMON

Je me ferais .saigner des quatre membres, s'il le fallait.

TOUS

Moi aussi , moi aussi.

LUCIEN

Vous voyez bien que j'avais raison de compter sur \ot' bcm c<iMir.

SIMON

Mais, comment s' fait-il?..

LUCIEN

Pas d'explications... je vous conterai ca chez 1' marchand de vin ; mais no perdez pas de temps... allez chenher'toul ce que vous itourrez disposer d'argent .

Ain : Coarantde la blonde à la braue.

Allons, allons, partez vite,

N' soyez pas long-temps dehors ;

Ça fait qu' s'ils nous rendent visite.

Nous brosserons les recors.

Qu'ils vienn'nt avec leur enquête,

J' vous en donne mon bon billet;

J' n'aurai pas besoin d' Dressquoëtte ,

Pour leur abîmer 1' portrait.

TOUS

Allons, allons, ete. (ils sortent en conrant.)

LUCIEN, seul.

Mon Dieu ! la somme n'y est pas encore... Ah ! ma casquette... j'en aurai au moins 40 sous... en avant le bonnet d' papier, (il met un bonnet d'imprimeur.) J' trouve qu' ça n' ma jamais si bien été... c' pauvre cher homme, il est allé chercher des secours auprès de ses amis... des gens de la haute volée... le marchand de vins, l'épicier, le marchand de couleurs; comme il en aura été bien reçu... j' t'en moque... ses pauvres compagnons n' se sont pas fait tirer l'oreille, eux.

Air : Je dois le dire avec candeur, (modiste.) A ceux qu'il obligea souvent , Mainl'nant qu'il est dans la détresse ; Qu'il aille donc d'mander de l'argent.

Ils lui donn'ront maint' bell' promesse; Mais en le r'fusant au total , Ils lui parl'ront un beau langage :

Des ouvriers, c' n'est pas l'usage.

Nous fesons 1' bien en parlant mal.

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