‹ Les deux mèresChapitre 40 sur 43 · SCÈNE XVIIl · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIIl

Les MÊMES, LUCIEN. «AHU.

BAHU, crampoimé après Lucien.

Non. vous ne partirez pas!

;52 MUSÉE DRAMATIQUR.

LUCIEN , se dégageant.

Veux-tu me lâcher... Dieu! M"""^ Jacques!

LOUISE

Comment, Lucien!., qu'est-ce que cela signifie?

BAHU.

Qu'il veut quitter la fabrique! s'engager dans les casques en cuir.

LOUISE

Serait-il vrai , Lucien ?

LUCIEN, hésitant.

Dam!

ÉMÉLIE

Partir!., vous!., quitter Jacques, Louise, ceux qui vous aiment tant!

Que voulez-vous , mara'selle, il le faut bien... puisque notre mariage déplait... à des personnes... (n regarde Stella.)

STELLA

Mais VOUS vous trompez!. .je n'ai pas le droit de m'y opposer... d'ailleurs, puisque vous aimez Emélie et qu'Emélie vous aime... je ne vois pas pour- (luoi on hésiterait à vous unir.

JACQUES, bas à Stella.

C'est bien!., c'est bien!..

LUCIEN, joyeux.

Oh ! si c'est comme ça... ne craignez rien... je reste!..

LOUISE

A la bonne heure!.. (Se retournant vers Stella.) Mais vous , madame pour- «luoi nous quitteriez-vous?..

STELLA, vivement.

Moi !.. (Bas à Jacques avec prière.) Oh ! monsieur faut-il que je renonce entièrement à elle!..

.lACQUES, bas.

Oh ! maintenant non !.. non !.. (Haut.) Ecoutez!.. (Musique.) Madame, avait une fille de l'âge d'Emélie... tout son portrait... cette fille est morte!..

(Louise se rapproche d'Emélie.) LOUISE.

Morte !

JACQUES

Aussi voulait-elle s'éloigner... la vue de notre bonheur faisait son supplice... mais si Emélie l'appelait sa mère... si , toi , Louise , tu consentais à lui laisser partager ce nom entre vous deux... Elle nous resterait... LOUISE, vivement.

Que pourrais-je refusera notre bienfaitrice!

ÉMÉLIE, à Stella.

Maman ! (Allant à Louise.) Tu n'es pas jalouse?

Air d'Yelva.

Je comprends bien votre douleur extrême ,

Car cette fille, hélas, était par vous. Aimée autant que je la suis moi-même.

STELLA

Vous me plaignez !.. mon sort en est plus doux !

ÉMÉLIE

A notre bonheur, je l'espère.

Rien ne saurait manquer à l'avenir.

Moi , ce malin, je n'aimais qu'une mère . Et maintenant j'en ai deux à chérir 1 BAHU , transporté.

On s' marie... flambant! ah! quelle noce!...

CUOKUR.

Vous restez en ces lieux '■ Non, plus de larmes.

Plus d'alarmes; Vous restez en ces lieux , Le ciel enfin comble nos vœux.

l'IiX.

aR^uiiiaQfî):^^^^ Sïiif ■•y35ijr^3.

\"^ (l'ordre.

Page 1