SCÈNE X
PIJILIBERÏ AÎNK, CLAIRVILLE.
PHILIBERT aîné, accourant.
V^ous venez de causer avec madame Dervigny , je n'ai pas osé me montrer.
CLAIRVJLLE.
En deux mois, j'avais refusé de prendre l'initiative ; mais Je père l'a prise avec moi. Il me pressait de lui trouver un jeune homme qui fût dij^ne h la fois de sa fille et d'une place majeure dont le duc do Miroour lui permet de disposer. Je lui ai parlé de vous. 11 s'est souveau d'avoir été l'ami de votre père; il voulait vous rendre votre visite, et voilà sa carte que je me suis chargé de vous remettre.
PIIITJBERT atnc, prenant la carte.
Il me rend sa visite !
CLAIRVILLE
Attendez donc. Il connaît M. de Préval, M. Derlange, M. Forlis , il est allé chez eux; et si, comme je l'espère, ces braves gens lui font votre éloge. , vous allez recevoir une invitation de venir aujourd'hui même dîner à su maison de campagne.
rnn.lHERï aîné.
Aujourd'hui ! chez son père ! avec elle !
CL AIR VILLE
Altenclez -, un de ses cousins viendra vous prendre et vous emmènei'a dans son cabriolet.
PHILIBERT aîné.
J'en mourrai de joie.
CLATRVILLE.
Une bonne idée. C'est aujourd'hui la fête du village. Il donne un bal-, en attendant Vinvitalion et le cousin, faites des couplets , une romance , une ronde. Si j'ai le temps , j'y adapterai un air de ma com])osition. A présent que j'ai commencé, jp me fais un point d'honneur d'achever. Je vais brusquer toutes mes aîtaires pour être plutôt avec vous. De l'esprit , du sentiment, quelques traits de génie, voilà tout ce qu'il faut. •■
Oui , c'en est fait, je me marie....
(/Z sort en fredonnant . ) PHILIBERT aîné , seul.
Quel ami précieux que ce bon Clairville! Quel honnête homme que ce M. Duparc! Voyons, si en me promenant, je pouxTai trouver quelques idées.
( // tire des tablettes de sa poche, )