ACTE II , SCENE I. 5g
rassée le soir , quanti ma bonne maman me demandait mon opinion sur la pièce et sur les acteurs.
MARIANNE
Voilà un petit commerce bien innocent , bien méritoire; il ne sert qu'à vous rendre meilleurs tous les deux. On n'accusera pas votre jeune bomme d'être trop entreprenant. Depuis un mois , se borner à vous suivre dans les promenades , au spectacle !
SOPHIE
Ob ! sans doute ; mais
MARIANNE
Quoi ? mais
SOPHIE
Ce matin , il est venu rendre une visite à mon père.
Ab ! ab !
Et quand je pense à l'air de mystère de mon père et de ma bonne maman
MARIANNE
Est-ce que vous croiriez que le nouveau convive qu'on attend , c'est
SOPHIE
Qui?
MARIANNE
Votre jeune bomme.
SOPHIE
Toi-même , qu'en penses-tu ?
MARIANNE
C'est possible.
SOPHIE
Etonne-toi donc que je sols inquiète ?
MARIANNE
Seriez-vous fàcbée que ce fût lui ?
/io LES DEUX PHIUBERT ,
SOPHIE
Il doit ra'être et il m'est bîpn iadifférent. Je crains sealement de rougir en le voyant. Je t'en prie , si tu es là , quand il paraîtra , tâche qu'il ne s'aperçoive pas de mou trouble.
MARIANNE
Fiez-vous à moi. Et puis , ce n'est peut-être pas lui. CliUt ! Monsieur vptre père avec votre boaue maman. A voire ouvrage , moi au mien , et tâchons de deviner ce qu'ils veulent nous cacher.
{^Sophie brode à un métier de tapisserie , et HIo- * rianne d'un autre côté , s'occupe d'un ouvrage à l'aiguille. )