SCÈNE XX
LES MÊMES, PASTOUREAU
PASTOUREAU
Votre serviteur, cousin Duparc; je viens chercher mon chapeau. Bon, le voilà.
DUPAFC.
Pourquoi, votre chapeau?
PASTOUREAU
Je ne suis pas d'humeur de me trouver à tahle avec un homme comme M. Phihhert.
MADAME DERVIGNY
Oue vous a-t-il donc fait de nouveau?
PASTOUREAU
Comment j Madame? il me gagne tout mon argent, et, quand je veux jouer sur parole, il me dit qu'il est fatigué , et il va se camper sur l'escarpolette en face des fenêtres de la maison. Tenez , le voyez-vous, en l'air, par-dessus les arhres ?
MADAME DERVIGNY
Il va se casser le cou.
DUPARC
N'ayez donc pas peur.
PASTOUREAU
Et je ne suis pas le seul qui s'en aille; M. Derlac a demandé ses chevaux.
MADAME DERVIGNY
Eh quoi ! Derlac aussi ?
DUPARC
Vous voyez -, il fait fuir toute ma société.
MADAME DERVIGNY
Joseph! allez dire au cocher de M. Derlac de ne pas mpresser.
DUPARC
C\ "-Lpor-rUril voîis, ma clière Lelle-ruère, qui, cp ni?lin, < ;i v.'.e riiisi ilianl d'irniîcr ce beau monsieur...
MADAJÎE DEÎIVIGNY.
{/'(>! A oii.s, iiion g^noie, t: ni. en tous avisant tle penser
à UM i.'jconna ])our votie fille, el une belle (tlacc Allez
<iuac j>ioj>oser un sujet ])areil, à un iniuislre; il v auroil de t^uoi \OLi3 j>erilre auprès ile M. le duc.
Dl PARC. Je demande un gendre, e.t l'on m'envoie im bouffon.
PASTOUREAU
1!) ('uoi! cousin Duparc, me charger de conduire daus itiOii cubriolet un homme à qui vous songez pour votre fi lie , t^uaml il est à ^ olie coanaissance que je soupire pour
elle!
DUPARC
Je vous demande pardon. Le meilleur moyen de retenir Uerlac, c'est de chasser sur-le-champ cet intrigant, et je
vais ...
MADAME DERVIGNY
M. Duparc , je ne veux pas que vous lui parliez.
DUPARC
Comment?
MADAME DERVIGNY
Je ne vous ])ropose pas de le garder j mais vous vous ïuellriez eu colère, vous vous feriez mal.
PASTOUREAU
Voulez-vous me charger de l'expédition ?
SOPHIE
Oui ; chargez-en M. Pastoureau.
PASTOUREAU
J V raeltral des formes.