‹ Les deux reines de FranceChapitre 31 sur 92 · I.K CAR DINAI · texte numérisé non relu

I.K CAR DINAI

Qui témoigne ?

INGEBURGE.

Quel est le vil félon...?

LE ROI

Un gage

Accusateur... vivant... terrible...

À ses (fardes.

Déchirez

Le manteau de ce traître, et vous y trouverez De leur crime commun une marque certaine.

Un souvenir d’amour: les cheveux de la reine!.,.

Mes chev eux ?

INGEBURGE.

LÀ N DR ESSE, h part.

Juste ciel !

LE ROI

Si je l’accuse à tort,

Nous le verrons...

A sef» garde*.

Allej: !

LANDHESSE.

Qui fait un pas est mort!

L’entendez-vous?

INGEBURGE, avec indignation.

Qui fait un pas!...

LANDRESSE, se jetant à ses pieds.

Grâce, madame!

Oui! d’un funeste amour le feu brûle mon âme!

Oui! sur ce front royal j'osai porter la main!

Oui! ce larcin coupable est là, là sur mon sein,

Et je mourrai cent fois avant qu’on me l’arrache!

Mais qu’aux flancs d’un cheval indompté l’on m’attache, Qu’on jette aux quatre vents les lambeaux de mon corps, Si je laisse sur vous le poids de mes remords!

Parlez! parlez en juge et non pas en victimej

Reine, mon crime est grand, mais j’expierai mon crime!...

INGEBDRGE.

Eh! malheureux! comment le réparer?...

LANDRESSE, montrant Nevers.

Voilà

Celui qui me trahit! celui qui me vola

Le secret de mon cœur! celui qui, deux fois traître,

En fit un crime, afin de le mieux vendre au maître!

LE ROI

Vassal !

LANDRESSE.

Sur ce larron j’ai le droit de marcher,

Et vous n’avez pas, vous, droit do m’en empêcher

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