‹ Les deux reines de FranceChapitre 80 sur 92 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, LE ROI, Gardes, le ROI.

Les portes s’ouvriront! Qu’aujourd’hui le saint-père Fasse tomber sur moi l’éclat de sa colère,

Soit ! eu bravant ses lois, j’ai mérité ses coups !

Mais vous frapper pour moi ! mais me frapper en vous! Mais oser vous ravir ce dernier sanctuaire!

J’accours vers vous, brûlant de pitié, de colère !

Et tout haut je le jure au nom... au nom... de moi ! Moi, votre protecteur, votre appui, moi, le roi!

Moi qui gouverne seul cette terre chrétienne,

Qu’une voix seule ici commandera, la mienne !

A se* gardes. «

Enfoncez cette porte I

Le Chœur se recule.

INGEBURGE, h part.

O ciel !

LE ROI

Pas de délais !

Quant aux prêtres eux-mêmes, à l’autel traînez-les!

De notre Seigneur Dieu se croient-ils donc les maîtres? C’est pour le servir, non pour régner, qu’ils sont prêtres.

Avec véhémence, aux gardes.

Allons!

LE JONGLEUR

La porte s’ouvre !

Page 1