SCÈNE II
BCRL , seul.
Ouf!., la séance est levée... quittons un peu mon masque!.. Trois jours de criminelle conversation... assez causé comme çà. il le fallait, pour obtenir tous les renseignemens dont j’avais besoin sur la famille. EuGn , je les tiens , grâce à la vieille! en voilà une qui est magnétisée!.. Maintenant que je sais tout ce qu'il m'mportait de savoir, je romps mon ban... Il est des plaisirs forcés dont on s'évade aussitAt qu’on le peut. Rosalinde ne doit p^is être ma femme, encore moins ma maitresse ; ce serait immoral , presque de l'inceste , car elle ta être ma tante I Oh! mon dieu, oui, ma lame! Je ne suis plus espagnol ni corsaire , je ne m'appelle plus Emilio ni Lara , je redeviens enfant d'Albion... Je n’ai plus affaire. Dieu merci, à lady Atbol, j'ai affaire à Murray, et pour quelque chose de mieux qu'un mariage, pour une fortune entière. Mou lidéle Hasard s'y est pris tout de même d'une siiigiiUéi e façon , le divin qu'il est , pour me procurer cette foi lune que je viens chercéer ici!.. Je me vois encore, quand, il y a trois jours , je fus sorti de chez la veuve et en lieu de sûreté , ouvrir ce portefeuille si bien enlevé de la caisse ; je me vois voulant compter ma prise , et trouvant dans le ventre du trompeur , au lieu de billets de banque , de simples papiers de famille. Je suis volé! m'écriais-je alors, et déjà je blasphémais le Hasard... Ingrat que j'étais! En examinant de plus près ces bienheureux papiers, je découvris, quoi! un testament, et un testament dont je pouvais proGter ; un testament qui va me donuer et famille et fortune. Pour la famille, je n'y tiens pas... mais enGn, comme on diu il n’y a point d’orange sans écorce. Je suis donc venu m’expliquer avec Murray ,que j'aileods... Le bamiuier me croyant héritier comme lui, partagera, sinon, i achètera son tiü-e; dans tous les cas, je gagne plus que jamais je n'avais espéré... Voyons, dressons bien toutes nos batteries!..
(IlréffécblL)