SCÈNE Vil
JENNY, ROSAUNDE.
nos.vLlNDE, entrant par où elle est sortie.
Toi, ici, Jenny ?;seule? (A pan.) Quoi! Émilio est d^à parti ? il ii'a pas allrndti le retour de mon frère! et moi qui revenais lui tenir compagnie... Ah! ce n'est pas bien... et dire que je ne peux me passer tie cet ètre-l.i !.. Reviens vile, mon Emilio, car je ressens déjà les douleurs d’Ariane et de Calypso ! 'Heganlani Jenny qui est pensive.) Ainsi que moi, Jenny, tu parais iiiqiiiéte, préoccupée... (A part.) Son cœur palpitcrail'il aussi?.,
JE.VNY,
Je n’ai rien , nia lame.
ROSAUNDE.
Oh! si fait!., je m’y connais... Ion âme e.sl à l’orage... Est-ce à lord Baresi que lu penses, Toyons?.,
iERRlRtlîRS.
i* JEAN».
A lord Karesl!.. oh! non. ma tante.
HOS.IUNDE.
Ah! dam !.. la cour est déclarée!., A notre dernièi'C soii éc , il a ouvert le siège avec une ardeur chevaleresque.
JENNY
Oui , il m’a fatiguée de ses hommages... est-ce qu'il a déjà parlé à mon père?., est-ce que vous savez quelque chose de ce fatal mariage ?..
ROSAUNDE.
Non, non, enfant, je ne sais rien... Murray ne m'a rien dit... Mais tu l’as donc tout-à-fait en antipathie , ce lord Barest ?
JENNY
Oui ma tante , c’est de l’aversion qn’il m’inspire...
ROSAUNDE, à part.
Pauvre enfant!., laird Barest, il est vrai, ressemble peu à mon Emilio,., à cet homme... estce un homme ?.. à cet ange dont l’ensemblu est à la fois moitié ciel , moitié terre !
JENNY
Ha tante !
nosALiNDE, a elle-iuéms.
L’adorable fripon !
JENNY
Ha bonne petite tante!..
ROSAUNDE.
Hein!., que venx-ln?
JENNY
Si VOUS parliez à mon père... si vous lui faisiez entendre tout doucement, avec ménagement... qnc jamais je ne pourrais aimer...
nOSALINDE.
Lord Barest, j( comprends... nous verrons, j’essaierai.
JENNY
Oh! merci , ma bonne tonte, merci ! Ah ! que j’envie votre sort !.. vous êtes libre . vous !.. Qne vous êtes heureuse d’étre venvc !..
ROSAUNDE , soaplranl.
Ah!.. (A part.) Que je serai heureuse de ne l’élre plus ! (HauU) Silence ! voici mon frère.