‹ Les deux serruriers, drame en cinq actesChapitre 67 sur 77 · SCENE 1. n*ai pas d'autres preuves de mou buoceoce · texte numérisé non relu

SCENE 1. n*ai pas d'autres preuves de mou buoceoce

GEORGE, dans un cachot} BURL, dans l'autre.

(Six heures sonnent.)

Dans ce moment , on décide de mon sort !

BURIa.

Six lieiires?.. Messieurs les juges s'occupent de mon avenir.

GEOHGE.

Quelle destinée que la mienne!.. Je sauve la fortune du banquier Murray, et je suis arrêté comme voleur!.. Je veux lui sauver la vie, et Je suis arrêté comme assassin !

BlUL.

Est-cc qu'il me faudrait payer enfin les actes de mon passé?., mes incapacités à distinguer le tieu du mien ?.. Oh ! que non !

BURL.

Seigneur Hasard , fab que le banquier Murray meure sans souiller: car il n'y a pas d’autre preuve de mon rrime!.. C'est égal, il a la vie dure... Ob ! un homme de métal , ça se conçoit,

GEORGE

Et Jenny, que pensc-t-elle de moi?.. Si elle me croyait coupable ! Ob ! cette idée est mille fois plus terrible que la mort!

BURL, se levant.

Si le banquier parle , il faudra tenter l'évasloo par cette porte» (il s'approche de la cMson tt regarde par le trou de la serrure.) S'il meurt sans parler, j'ai mieux qu'une évasion à faire!.. J'ai un projet victorieux qui réparera tout , qui me rendra la fortune avec la liberté... Bienheureuse porte qui donne dans le cachot de Geoifet..

(Bruit de semire.) Mais j’emends venir le geôlier, tenons-nous coi !

GEORGE

Tout a tourné contre moi , mon adresse et ma vertu; oui, mon habileté et mon dévoûment.

BURL.

ri 'V In résignation et dn dévoûment Sanvdue, j jiiirais été antropophage , j'ai fait à la Ville cumme au désert Pour vivre, j'ai mangé les autres! '

GEORGB.

C'est donc une volonté expresse , opiniâtre , qui me poursuit., une fatalité!., jusqu'à mon pauvre frère , que je retrouve ici de garde , dans eette prison, comme pour être témoin de mon supplice ; rar j'ai eu beau me débattre à l'audience eoiiire ce misérable Bnrl , cette ombre | sans cesse attachée à mon innocence, je n'ai pu j rompre ce cercle de fer qui m’éirciiil ; la première accusation est revenue sur la seconde , et | je n'ai plus d'espoir.

nURL. !

Ai-je enfoncé l'auditoire ? J'ai tellement em- > tN*ouiJlé , entortillé l’affaire , que John Bull me :

jcra une collecte. Oui, j'ai bon espoir!,. 1

GEORGE. I

Non , plus d’espérance ! la victime de Buri est I dit-on à tonte erirémiié, elle expirera sans par- j Kt, saoA pouvoir réveUr le iio.li du coupÂiblc... ^ Que Muriaj’ vive, mou Dien! qu'il parie! car«q^

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