V.Vl, K 71TISK
Trop !
r. É c ir. E .
Comment un tel mot peut-il sortir de ta bouche I
V ALEXTIXE.
Tout vaut mieux qu'un mari désœuvré qui ne vous quitte l>as un seul instant. Robert est là, toujours là, ne faisant rien, n’ayant rien à faire... qu'à chasser en automne sur sa terre de Puybrun, où il faut que je reste pendant ces mois éternels de septembre, d'octobre, de novembre, de décembre et de janvier... Je finirai par le prendre en grippel
CÉCILE
11 n’est pas possible que tu penses ce que tu viens de dire... Robert ne vit que pour toi et par toi.
VALEXTINE.
Je ne dis pas le contraire; je ne dis pas que j’aie raison; mais j’ai besoin de passer quelques semaines loin de iui, et j'ai compté sur toi pour m’aider à satisfaire ce besoin, ce caprice, cette fantaisie... donne à cela le nom que tu voudras. Tu es si bonne, que tu ne me refuseras pas de t’accompagner à Vichy, où ton ami,M. Donzac, vient de me donner rendez-vous.
CÉCl L E.
Je ne demanderais pas mieux, si cela dépendait uniquement de moi, mais il faut que Maurice le permette.
V ALE Ml NE.
Dis-lui que je ferai son piquet.
CÉCILE
Il aura pour le faire l’ami dont il te plaît de me gratifier.
V ALE N TI NE
■Vous nous relayerons ; M. Donzac fera sa partie ie matin; moi, Je la ferai le soir.
CÉCILE
Je te promets de consulter Maurice.
. VALB.NTINE.
C’est en consultant les maris qu’on les gâte. Est-ce que Je consulte Jamais Robert !
CÉCILE
Tu as tort! et peut-être un Jour t’en repentiras-tu...
VALENTINE
D’ici là, si jamais ce Jour arrive. J’aurai du moins Joui de mon indêperfdance.
CÉCILE
Prends garde, Valentine... 11 est rare que l’indépeiulance 'une femme n’en soit pas la révolte, puis l’égarement et enfin le malheur. Mais, ta santé ne t’y appelant pas. Je cherche , sans le trouver, ce qui a pu te donner l’idée de • venir Vichy. Qu’y feras-tu?