‹ Les deux soeurs; drame en quatre actesChapitre 30 sur 92 · LE DIT. DE BEACLIEC · texte numérisé non relu

LE DIT. DE BEACLIEC

C'est un poste d'observation. lHrgnrii«ni le lobienu post- »ur le che>nw>i.) Quel charmant tableau! quelle délicieuse étude! (A Cécile.) De qui êtes-vous l'élève?

CÉCILE

De mon admiration pour quelques grands maîtres que je me suis servilement appliquée à copier dans ma solitude, afin d'y combattre le désœuvrement.

VAI.ESTIXE.

Que parles-tu de désœuvrement! Tu es toiyours occupée...

ACTK l'RKMIER.

<:ÉCil.K.

Les journées d'une femme qui reste beaucoup chez elle sont si longues! Kilo peut donner tant d'heures à l'étude de ce qu’il lui plaît d'apprendre !

VAL^;XTI^•K, nu dur.

Ma sœur est merveilleusement douée...

C é C 1 L K . A Valeotinr,

Si tu le voulais, tu me laisserais bien loin en arrière, car tu as bien plus de facilité que moi.

VAL E>- Tl XK.

Rester comme tu le fais trois heures devant un chevalet, ou deux heures devant un piano, comme tu le faisais autrefois; donner à la lecture toutes ses soirées... .\h! jamais je ne le pourrais.

Cf. CIL K.

('-'est tout simple. Tu préfères le monde où tu brilles et où tu es entourée d'hommages qui ne laissent le temps de penser à rien autre. On n'est pas impunément une femme à la mode! (a Bobrn.) Robert, j’ai à vous (diarger de la part de Maurice d’une commission press<'-e. ,'ah dur de Benuiira.l Vous permettez, monsieur le duc?

LE DEC DE nEtfl.lEl.

C'est une permission qu’on ne demande qu’aux importuns... Madame la marquise, vous gênerais-je?

LES DEUX SOEUHS.

CÉCII.K.

Uonimcnt pouvcï-vous me faire une pareille question?

LE DCC DE BEATLIEU

Aussi, comment me demandez-vous une pareille permission?

CÉCILE

Par habitude... L'usage est un tyran dont on finit par subir les lois les plus absurdes sans même s'en apercevoir... Achevez de nouer connaissance avec ma sœur, (euc r«nomc rct^ i

rnnil nvrc Roberl, et lui perle un inelnnl à voit bette. ] *

LE DUC DE BE.VULlEl', » Velenline.

Ce bal de l’amba-ssade d’.Angleterre était charmant... vale:itiise.

Lorsque les Anglaises sont belles ou jolies, elles ne le sont jamais médiocrement. C’est l'avantage qu'elles ont.

LE DUC DK nEAULIKU, bai»<innt In TOiv.

Est-ce arrangé?

VALE.NTi:«E, ae im’me.

Oui.

LK DlC DF. BE Al l. IKU.

Sans lui ?

VtLESÏIJiE.

Sans lu!.

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