‹ Les deux soeurs; drame en quatre actesChapitre 48 sur 92 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

DOnZAC.

Il y a six mois... C'est de l’histoire ancienne.

LOUISE

Ce qui est de l'histoire ne vieillit jamais... Quel courage! quel sang-froid ! quelle magnanimité! Aussi, dès que j'ai su qu'il allait à Vichy, suis-je accourue pour m’y trouver en même temps que lui... Je ne m'en cache pas, je le dis tout haut.

DONZAC.

Est-ce que c'est l’usage en Angleterre?

LOUISE. -

Pas dans la petite pruderie, mais dans la haute fashion.

DONZAC.

Alors, il n’y a rien à dire et rien à faire qu’à s’incliner... Mais voilà votre heureuse rivale qui rentre... Je vous laisse ensemble, (a raieoiirie.l Je vais faire le piquet du marquis qui m’attend... Ab! comme il doit s’impatienter, le marquis!... je l’entends jurer d’ici. Ce soir, je l’expédierai rondement, car je ne veux pas manquer le cotillon... Inutile de demander qui le conduira... N’est-ce pas?

VALENTINE

Est-ce qu’on le sait déjà ?

DONZAC.

C'est le sujet de toutes les conversations depuis ce matin.

VALENT! NEt

Que dit-on ?

DO HZ AC.

On dit ce qui est vrai... On dit que c'est le duc de Beaulieu qui a arrangé le bal de ce soir en l’honneur de la grande-duchesse Léonie, mais afin que vous en soj’cz la reine... A ce soir, ^lajesté! (ii sort, puis rentre pour dire:] Je vous annonce une grande nouvelle...

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