‹ Les deux soeurs; drame en quatre actesChapitre 50 sur 92 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

VALENTINE, !>eule, Usant la d^pt^clie. '

JHonsieur vient de partir précipitamment pour aller rejoindre madame, (xprj's une pause marquée.) Que vient-il faire ici? Quelque méchante plume lui aurait-elle écrit que le duc Armand de Beaulieu est venu me rejoindre? S’il en était ainsi, il faudrait m’attendre et me préparer à tout, car la jalousie de Robert n’a pas de frein. Rien ne saurait ni l’arrôter, ni la détourner, ni la fléchir... Quelle étrange

chose! quelle singulière contradiction! Voilà que ce que je souhaitais ardemment me trouble, m'agite, m'épouvante! Serait-ce un funèbre pressentiment? Robert m'apparait en ce moment sous d'autres traits que ceux qu'il avait encore tout à l'heure à mes yeux... Il ne m'apparaît plus comme un mari, mais comme un juge... Eh bien, en mettant toutes choses au pis, que peut-il m'arriver? D'abord une explication, puis une scène, ensuite un procès, et enfin une séparation. C’est ce qui est arrivé l'an dernier à madame d'Arpiily. En est-elle plus malheureuse et moins entourée? Jamais elle n'a eu à sa suite et à ses ordres plus d'hommes empressés d'aller au-devant de ses désirs. Je suis aussi bien qu’elle... au moins! Je ferai comme elle... Mais j’ai beau me dire tout cela, j’ai peur..., oui, j’ai peur!... une sueur froide inonde mon front brûlant... (Apnetrant le dac qui cntn.j Venez donc!... mais venez donc!

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