‹ Les deux soeurs; drame en quatre actesChapitre 8 sur 92 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

CÉCILE, DONZAC , «n costume de voyage 6'Mé.

CÉCILE

Ah ! c’est vous, monsieur Donzac 1 11 y a une éternité que nous ne nous sommes vus !

DO JtZAC.

Pardonnez, madame la marquise, à un provincial à Paris de se présenter ainsi devant vous en costume de voyage; mais toutes mes malles étaient fermées, quand j’ai appris par hasard que vous étiez sur le point de retourner à Vichy, cette ancienne ville gallo-romaine... Aquœ calidæ, cette ancienne place forte du temps de Louis XI, prise par Charles VII en 1Û40, qui a été si merveilleusement transformée par Napoléon 111. et qui m’a valu, je ne l’oublierai jamais, l’honneur de vous être présenté l’année dernière et d’être le par-

tenaire le plus habituel de M. le marquis deTerrepIane.

C'est vrai, vous aviez l’obligeance de venir faire son piquet tous les soirs.

DONZAC.

Et tous les matins...

LES DEUX SCEÜRS.

CÉCILE

Et je vous en serai toujours reconnaissante... Prenez une chaise, monsieur Donzac, je vous en prie.

DOItZAC.

Je n'oserai jamais m’a.s.seoir ainsi accoutré...

CÉCILE

Mais comment donc I vous avez la tenue de voyageur la plus élégante... Est-ce que, vous aussi, vous retournez cette année à Vichy 7

DONZAC) coDsulUmi sa montra.

Il est trois heures dix-sept ; je pars ce soir à cinq vingtcinq; je serai à Vichy demain matin à quatre heures onze... au lever de l'aurore, qui a inspiré au roi Voltaire, l'écrivainsoleil, ces jolis vers que vous ne connaissez certainement pas, madame la marquise...

Lesquels?

CÉCILE

DOiVZ AC.

Si vous voulez que J'iUnic eucore, Ilcndez-moi l'àgc des amours;

.^11 crépuscule de mes jours llcjoignez, s'il se peut, l'aurore.

Partant dans une heure, je n’ai pas voulu monter en

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