‹ Les deux soeurs: drame en trois [i.e. 4] actes avec une préfaceChapitre 30 sur 108 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

CÉCILE

Au langage que vous tenez. Si vous étiez marié, vous diriez exactement le contraire.

DONZAC.

Je l'avoue, je suis resté braconnier; mais, si je chasse sur les terres de mes voisins, — ce qui a ses dangers, — au lieu de chasser sur les miennes, cela tient à beaucoup de circonstances pour le récit desquelles il faudrait que je remontasse très-haut. Ces circonstances, je vous lés raconterai à Vichy, car les chemins de fer n'attendent pas. Quelle bienfaisante mais aussî quelle tyrannique invention! Il faut être là..., là..., à la minute, à la seconde..., sous peine de manquer le train... Aussi combien de fois le manque-t-on!

VALENTINE

Je ne sais comment je m'y prends, mais jamais je n'ai pu arriver juste à l'heure.

DONZAG.

Moi, j'arrive toujours à temps... Il est vrai que j'ai un excellent chronomètre de Bréguet, rue de l'Horloge, 39, médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 1855... (Il lire sa montre.) Il cst trols hcurcs quarautc-dcux; je vous demande la permission de me retirer et de vous dire : A bientôt.

* CÉCILE

A bientôt, monsieur Donjzac. (ii salue et son )

44 LES DEUX SCEURS.

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