‹ Les deux sourds; comédie en un acteChapitre 23 sur 27 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

DAMOISEAU, seul.

l'entends trop!. ..j'entends trop!... Ah! je ne peux pas la nier celle-là!... tout le portrait de sa mère!... Le misérable a tourné la têie à ma fille!... et dire ([ue je l'ai invité à dîner!... un homme que je ne connnis pas, qui arrive chez moi comme un mnlfaiieur, en saccageant ma propriété!... d'ailleurs c'est un étrani^er... Je vais l'abi'euver de grossièretés... je vais le faire dîner de telle façon qu'il s'en ira, de lui-même... et il fera bien... sinon, je le traduirai en police correctionnelle pourdégàtssur la propriété d'autrui!... (Bruit formidable d'une cloche.) Ahl... qu'est-ce que c'est que

cela?... le tocsin?... Il y a le feu quelque parti... (Allant

ouvrir la fenêtre.) Ahl... c'esl la cloche du diner! (Criant.) Assez!... assez!... (Regardant dansie jardio.) Le malheureux!... il csllà, dans le jardin, qui lit tranqiiillemenl le journal et cet effroyable bruit ne lui fait seulement pas lever la têle!... Ah! voici Bouilaoe qui va l'avenir... ce cher Boniface!... va-l-il être heureux d'apprendre ma guérison! je me réjouis de voir sa surprise, sa joie à ce brave serviteur, qui m'est si dévouél... (Appelant.) Boniface !.., Voilà un domestique de la vieille roche! (Appelant.) Boniface I... on n'en trouve plus comme cela. (Appelant.) Boniface!...

Boniface entre par le fond portant le couvert et le potage.

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