ARAD0UX
Une visite?... Ah ?A, beau-père, n'oubliez pas qu'à midi nous allons à !a ma'r-e pour les publications
TH1BAUDIER.
Certainement, mon cher Gaivdoux, certainement! (Bas à Céj riii'.) Au moins, emmène-le.
CÉCILE
Voulez-vous m'accompagner, monsieur Garadoux?
GARADOUX.
Volontiers, mademoiselle... où allons-nous?
CÉCILE
Arroser mes fleurs.
GARADOUX, froidement.
Ah!... c'est que le soleil est bien ardent.
CÉCILE
Riison de plus! mes corbeilles meurent de sécheresse... Allons! venez!
GARADOUX.
Avec plaisir!
CÉCILE, à part.
S'il pouvait encore se casser un ongle!
AIR de l'Omelette à la Follembuche»
CÉCILE
Venes, monsieur, arroser mes fleurs,
Comptez sur leur reconnaissance, En doux parfums, en riches couleurs
Elles paieront votre assistance.
• Thibaudier, Cécile, Garadoux.
LES DEUX TIMIDEb i7
GABAOOOI.
Voyez mon obéissance 1
TBIBAUDIER, à paît,
Qo« faire en cette occurrence ?
HINSEMBLE.
CÉCILE
Venez, venez arroser mes fleurs, En doux parfums, en riches couleurs
Elles paieront votre assistance.
Allons, venez arroser mes fleurs !
GARADOUX.
Allons, je vais arroser vos fleurs.
Mais pour les soins donnés à vos sœurs,
De vous j'attends ma récompense.
Allons, allons arroser vos soeurs.
THIBADDIER, à part.
Quel sort cruel ! deux adorateurs !
Voilà de quoi combler mes malheurs 1
A qui donner la préférence
Entre ces deux adorateurs ?
(Garadoui et Cécile sortent par le fond.)