SCÈNE V
MONSIEUR et MADAME BELZINGDE, ANTONIN
BOUCART. Antoaln adre«*a aux époux Uelzinguo an •al' ;t Mitcencl.
BELZINGUi:, lendanl la oi.ua b Aul-juia. ÜOQ cher AillOniQ... antonin. Monsieur, cette tmu u te est solennelle... abstenons-nous donc de ces poigmus du mains banales que l'un «change dan» la vie pflrisieune, sans savoir pourquoi... Peutêtre tout a l'heure me pi essorez- vous sur votre coeur, et alors je répondrai à votre étreinte... En attendant, veuillez vous asseoir... ainsi que madame... et écouler religieusement ce quej'ai à vous dire aujourd'hui, 3 mai, a onze heures trente-sept minutes. J 'ai l'heure do la Bourse.
HELZINGUE, à part. C'est un jeUIIO holUUlO réglé. (Madame BfUiuRV* prisants au »é«*e h Antonin, Ualrioguo prend uae ciiauo prés tl« |.i tabla, al raaiLuait Boliiu^ue es prend une autre. 11» »’a»iajeul. —
Ui.ii.) Nuus Sommes tout oreilles...
madame beuunoce, Mb*. Tout oreilles, monsieur. antonin, aou au mUUa d eux. Je me uoinuio Aoiouin Boncari... Muu père était un homme honorable... Si quelqu'un lui eut dit : * Vous n'étes pus un homme honorable, » il I rùi souffleté. Ne m'interrompez pas!... Jui vingt-cinq ans, cinquante mille livres de route, et ic célibat m'ennuie. Il m'est pénible le soir de rentrer seul chez moi. Jat vu plu- Mcurs fois dans le monde mademoiselle Adeline, votre ni , et cette pensée bizarre m'est venue : « Tiens 1 si j épousais la petite Betzinguel • J’ai pris des renseignements sur vous; iis sont assez satisfaisants... Ne m 'interrompez pas t... Voici les notes que j'ai recueillies... (u mvwu caivpm ci lu.) « Madame R'iZiUguu, vertu solide. (Madam* BtUiogua »Tocliua «u aiMiriaal.) Curactere désa gréable ; estomac excellent... .M. Bcizuigu. , peu d’esprit, cependant, quand ou lui parte, il répond... ce qui lui donne un faux air de comprendre la langue français.
A lait faillite en 1839 ; donné quarante pour cent aux err .ill- Ciüra; Obtenu son Concordat... * (,\l. Bclxinja* fait ta inuu«.menl.) Asseyez-vous I... César BiroLcnu aussi u eu des malheurs... d ailleurs je n'ai pas de préjugés... .lUpnsuaut >• îcuar*.) « Ce Bilzingue a refait sa fortune omis les lainages ; immeubles,
Parti; propriétés eu Touraine. Eu somme, iami.lc assez estimable... * (Il remet no calrpin dan» »a puclie.) AVCC Uia fortune, j'aurais pu avoir une belle-mère d'un naturel bienveillant à un beau-père décoré, spirituel; mais je me suis dit : • Qu'estce que ça me fait à moi que mon beau-pere ne soit pas spirituel? quand il panera, je ne l'écouterai pus, voila tout; ü ailleurs, ce n'est pas lui que l’éjiouse, c’est sa fille. Est-ce sa faute b cette chère pente si elle u des parents comme ça ?
Non! Eh bien, corrigeons par mon amour l'injustice du hasard I * (s* Joiaut.) J ai donc l’honneur de vous demander la main do mademoiselle Adeline Belziugue, votre liile.
beuinguk, ic»«i. M. Boucart, voire d. -marche nous honore... J'esiime votre rude franchise, et ju serai lier de vous appeler mon fils.
MADAME ULLZINGCE, 4»ec émotioo , leréc. MfllS aVSIlt lOUl,
monsieur... et vous comprenez cette délicatesse... bien que vous n’ayez jamais été mère...
antonin- Jamais, madame.
madame selzingue. Avant toul, je désire savoir si mon Adeline n'a pas pour vous de répugnance... (Appelant.) Acrlme 1 Adeline 1...
antonin, A pari. Répuguaiice est dur I...