Disque de pigment brun, troubles hépatiques
A. Maloine et fils, Edii.
G. Debcrque, Intp.. Paris.
COPROLOGIE. - UROLOGIE 235
Ce qu'il faut faire et voir :
Pour la réaction de Gmelin :
a) Diluer les urines avec de leau distillée ;
b) Verser dans un verre à pied l'acide nitrique nitreux puis faire couler doucement, sur les parois du verre, l'urine à examiner.
Si la réaction est positive, on voit au niveau de la séparation des deux liquides, plusieurs disques colorés superposés jaune, vert, bleu, violet, rouge.
Cette réaction est infidèle et peut être donnée par d'autres pigments.
Pour la réaciion de Grimhert :
a) A lo centimètres cubes d'urine, ajouter, dans un tube à essai, 5 centimètres cubes de la solution de chlorure de baryum. Agiter.
h) Filtrer, laver le filtre avec de l'eau distillée, puis crever le filtre et entraîner le précipité avec 5 centimètres cubes de l'alcool chlorhydrique dans un tube à essai.
c) Chauffer une minute au baîn-marîe.
Sî l'urine contient du pigment biliaire, l'alcool qui surnage sera coloré en vert bleuâtre.
Sî la coloration est brune, ajouter II gouttes d'eau oxygénée à lo volumes et porter au bain-marîe. La teinte verte apparaît.
Cette réaction est très sensible.
Recherche des acides biliaires
Ce qu'il faut :
Pour la réaction de Denigès-Pettenkofer :
De l'alcool ;
Une solutioli de saccharose à i p. loo ;
De l'acide sulfurique.
Pour la réaction de Hay : de la fleur de soufre et de la gaze.
Ce qu'il faut faire et voie :
Pour la technique de Denigès-Pettenkofer :
a) Evaporer à siccité, au bain-marie, 20 centimètres cubes d'urine ;
b) Broyer le résidu avec 5 centimètres cubes d'alcool cbaud, filtrer, refroidir ;
c) A un centimètre cube du filtrat, ajouter une goutte de saccharose ot I centimètre cube d'acide sulfurique pur, que Ton fera couler sur les parois de la capsule.
Si l'urine contient des sels biliaires, on a une coloration rouge donnant, après dilution dans l'acide acétique, au spectroscope, trois bandes d'absorption, une dans le bleu, une dans le rouge, l'autre entre les deux.
Pour la réaction de Hay : .
a) Verser un peu de fleur de soufre sur une épaisseur de gaze ; secouer à quelques centimètres du niveau de l'urine, de façon à couvrir la surface de l'urme d'une fine poussière.
b) Si l'urine contient des acides biliaires, la fleur de soufre tombe immédiatement au fond du verre sous forme de pluie. Si l'urine est normale, le soufre reste à la surface. (Chauffard et Gouraud.)
Dans les ictères hépatiques, la choluric est plus souvent complète, contenant à la fois pigments et acides biliaires.
Dans les ictères hémoly tiques, les acides biliaires manquent constamment.
Recherche de Turobiline dans les urines par la méthode de Grimbert
Pour la recherche de l'urobiline dans les urines la méthode de Grimbert est supérieure à toutes les autres techniques.
Ce qu'il faut :
I® Du réactif de Denigès :
Oxyde rouge de mercure. . . 50 grammes.
Acide sulfurique pur. . . . 200 centimètres cubes.
Eau disUUép 1000 — —
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2** Une solution d'acétate de zinc :
Acétate de zinc gr, 10
Alcool à 95' 100 grammes.
Acide acétique Q. s. pour obtenir une
solution limpide.
3"* Une ampoule à robinet.
Ce qu'il faut faire : •
1° A 3o centimètres cubes d'urine, ajouter 20 centimètres cubes de Denigès. Laisser reposer 5 minutes, filtrer ;
2® Le filtrat est reçu dans une ampoule à robinet. Ajouter 5 centimètres de chloroforme et agiter. Laisser reposer ;
3** Recueillir le chloroforme par le robinet sur un entonnoir rempli de coton hydrophile et dans un tube à essai ;
4** Verser goutte à goutte dans le chloroforme la solution d'acétate de zinc tant qu'il se forme un trouble. Au moment où la liqueur s'éclaircit, apparaît une fluorescence verte caractéristique.
Ce qu'il faut voir :
Sur ce fond noir, la fluorescence verte est très accusée dans les cas oh les urines contiennent de l'urobiline.
Ce qu'il faut dire :
Quand il existe beaucoup d urobiline, son origine peut être hépatique (insuffisance hépatique des cirrhoses, tuberculose, cancer, ictère grave), mais elle peut être aussi sanguine (intoxication hémolysante, résorption d'épanchement sanguin, ictères hémolytiques) .
flecherche de glyoosurie alimentaire
• Normalement, tout le sucre ingéré est emmagasiné dans le foie sous forme de glycogène, afin d'être cédé au sang au fur et à mesure des besoins. Normalement donc l'ingestion de glucose n'est pas suivie d'une glucosurie manifeste. Mais si le foie est insuffisant dans son rôle de régulation glycémique, le glucose n'étant plus arrêté dans le foie sous forme de glycogène, passe dans les urines quelquies heures après l'ingestion.
Ce qu'il faut :
I** Une solution glucosée :
Glucose pure. ...... 150 grammes.
Eau 200 centimètres cubes.
Essence de menthe. — Des traces pour aromatiser.
2® Des urines recueillies toutes les heures à partir de l'ingestion pendant dix heures. Entêté ajouter quelques gouttes d'une solution alcoolique de thymol à i p. loo pour empêcher la fermentation ;
3^ De la liqueur de Fehling et une lampe à alcool.
Ce qu'il faut faire :
I** Après l'ingestion le malade reste au régime lacté pendant 24 heures ;
2** Rechercher le sucre dans tous les échantillons d'urine. Chauffer dans deux tubes la même quantité de liqueur de Fehling et d'urine. Mélanger les deux tubes et porter à l'ébuUition ;
3® L'épreuve n'est considérée comme positive que chez les sujets qui normalement ne rejettent aucune trace de glucose dans les urines.
Ce qu'il faut dire :
Si répreuve est positive, il existe une insuffisance hépatique dans sa fonction glycogénique (cirrhoses atrophiques, ictères graves, etc.).
Si l'épreuve est négative, on ne peut cependant pas affirmer le bon fonctionnement du foie, car le glucose peut avoir été mal absorbé par suite de troubles digestifs, peut avoir été fixé dans les tissus, les tissus pouvant suppléer le foie dans sa fonction glycogénîque ; il peut aussi n'être pas éliminé par les reins par suite d'un trouble du fonctionnement rénal.
Diagnostio des «Ibuminës urinaires
La recherche des albumines urinaires fait partie de la clinique journalière. Nous ne voulons pas ici nous borner aux recherches courantes, mais nous rapportons le détail des opérations nécessaires pour le diagnostic précis d'une albumine.
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Ce qu'il faut :
I® Des tubes à essais et une lampe à alcool ;
a® De Tacide acétique ;
3* De l'acide nitrique ;
4** Une solution saturée de NaCl ;
5** Du sulfate de soude.
Ce qu'il faut faire et dire :
A. Becherche simple.
Réaction du verre à pied. — Verser dans un verre à pied 20 centimètres cubes d urine, puis couler à Taîde d'un entonnoir qui plonge au fond du verre, quelques centimètres cubes d'acide nitrique.
Un disque opaque à la limite des deux liquides caractérise Talbumine. Le disque d'acide urique est situé plus haut. Il en est de même pour la pseudo-albumine.
Réaction de la chaleur. — Remplir un tube à essais au 3/4 d'urine, le maintenir par le fond et porter la partie supérieure du liquide dans la flamme d'une lampe à alcool jusqu'à ébullition. S'il se forme un trouble, ajouter II gouttes d'acide acétique, les phosphates qui se précipitent à chaud se dissolvent ensuite dans l'acide acétique, contrairement à l'albumine.
B. Recherche complète.
I* Essai préliminaire, — A lo centimètres cubes d'urine ajouter lo centimètres cubes d'une solution saturée de NaCl et II gouttes d'acîde azotique = un trouble ou un précipité. On chauffe.
Si le trouble disparaît à chaud et se reforme à froid = alhumose^ primaires. Si le trouble persiste = serine, globuline, albumine acétO'Soluble.
On filtre alors à chaud.
i" Si le liquide filtré reste limpide après refroidissement mais donne la réaction du biuret (verser dans un tube de la liqueur de Fehling diluée puis, à la surface^ le liquide h examiner, sans faire le mélange ; si la réaction est positive il se fait un disque
rose à la séparation des deux liquides) = peptones ou albumose secondaire. Si au contraire le liquide filtré ne donne pas la réaction du biuret, on peut conclure à l'absence de peptone ;
2*" Si le liquide filtré se trouble par refroidissement et donne la réaction du biuret = albumoses primaires.
2° Recherche exacte de V albumine vraie. — Ajouter à 5o centimètres cubes d'urine, i5 grammes de sulfate de soude ; agiter pendant quelques minutes. Verser quelques gouttes d'acide acétique. Filtrer dans un tube à essai. Chauffer ensuite les couches supérieures du liquide jusqu'à commencement d'ébuUition. Il se forme un trouble = albumine vraie.
3** Recherche de Valbumine acéto-soluble. — Ajouter à l'urine 2 p. loo de NaCl, chauffer ensuite. Lorsque le trouble se forme, verser quelques gouttes d'acide acétique, le trouble disparaît. Ajouter alors 1/20 d'acide azotique ; chauffer. Si un nouveau trouble se forme = albumine acéto-soluble ; autrement il s'agit de sels terreux.
!\^ Recherche de la serine et de la globuline. — Neutraliser l'urine à la soiide en se servant d'indicateur phtaléine.
Ajouter à de l'urine dans un verre à expérience du sulfate de magnésie à saturation. La globuline se précipite sous forme de flocons. Filtrer.
Le liquide filtré est chauffé en présence de quelques gouttes d'acide acétique, s'il se forme un trouble = serine.
Do8age des chlorures dans lea urtnea
La méthode de dosage qui donnera les meilleurs résultats, avec une technique des plus simples, • est la méthode de Charpentier et de Vohlard.
Ce qu'il faut :
1° Une solution ^écinormale de nitrate d'argent. Peser exactement 17 grammes d'azotate d'argent pur, desséché à i5o® (non fondu), et refroidi dans un dessiccateur, les dissoudre dans de l'eau distillée, de façon à obtenir i.ooo centimètres cubes de la solution ;
COPROLOGIE. - UROLOGIE 2M
2** Une solution décinormale de sulfocyanure de potassium. Dissoudre dans i..o5o centimètres cubes d'eau distillée 12 grammes de sulfocyanure de potassium ;