CHAPITRE VI PHYSIQUE PRATIQUE
Mesure de la pression du liquide oéphalo-raohidien aveo l'appareil du Docteur Henri Claude
Ce qu'il faut :
L'appareil d'Henri Claude se compose d'un petit manomètre, anaéroïde gradué en centimètres d'eau. On peut le relier directement au moyen d'un tube en caoutchouc à un dispositif de robinet à trois voies. Quand l'aiguille est adaptée au dispositif, on ouvre le robinet et le mandrin pénètre librement dans la lumière. Si on retire le mandrin et que le robinet est tourné de 45®, il met directement en communication l'aiguille avec le manomètre.
Ce qu'il faut faire :
I® Faire une ponction lombaire, retirer le mandrin ;
2® Prendre la tension de début en tournant le robinet de 45®. Le liquide pénètre peu dans le tube dé caoutchouc par suite du refoulement de l'air dans la cuvette du manomètre ;
3® Retirer en tournant le robinet la quantité de liquide nécessaire ;
4® Prendre la tension terminale.
Ce qu'il faut Toir :
La pression de lo à i5 centimètres d'eau en position couchée ; 7— i8 à Qo — en position assise ;
est une pression normale.
La toux fait varier la pression de 2 à 4 centimètres.
Fig. 72. — Appareil du Docteur Henri Claude.
Dans les méningites aiguës, subaiguës et chroniques, dans les hémorragies méningées,* dans les tumeurs cérébrales, la tension s'élève de 38 à 60 centimètres d'eau.
Comment établir une oourbe osoillométrique
Lorsqu'on désire connaître l'état de la tension artérielle, il faut apprécier la tension maxima ou tension systolique et là tension minima ou tension diàstolique. Mais une notion nouvelle s'est fait
jour dans ces derniers temps : il faut fixer Vindice oscillométrique ou oscillation maxîma observée au cours de Texploration faite au Pachon. L'importance de cet indice oscillométrîque est fixée par les deux lois suivantes :
Toutes choses égales du côté de l'artère explorée, l'indice oscillométrique traduit la valeur de l'impulsion cardiaque.
Fig. 73, -i^ Vue d'ensemble de l'oscilloniètre sphygraométriqiie.
Toutes choses égales du côté de l'impulsion cardiaque, l'indice oscillométrîque traduit la valeur du calibre vasculaire, c'est'^à^dire de l'état de resserrement ou de relâchement des vaisseaux artériels explorés.
L'étude des variations de l'indice chez un même individu peut devenir un élément seméiologique spécifique, soit de la valeur de l'impulsion cardiaque, soit des altérations organiques ou fonctionnelles de la perméabilité artérielle, ainsi que de la valeur respective de la circulation périphérique, soit encore de l'état du système nerveux vasomoteur.
Ce qu'il faut :
1** Un psciilomètre de Pachon avec son brassard ;
2° Du papier quadrillé dont les carrés ont environ o cm. 5 de côté. On en découpe des petites Gches que Ton étalonne transversalement en bas de 26 à o de droite à gauche.
Ce qu'il faut faire :
tf* Appliquer le brassard au poignet. Seulement dans les cas où les oscillations sont trèa faibles (débilité cardiaque, shock), rexploration sera faite au bras.
Il est nécessaire que le segment du membre exploré soit rigoureusement sur le même plan horizontal que la base du cœur. Pour Tavant-bras, rien n'est plus facile ; il suffît de prendre la tension en position couchée. En position assise, il faudra élever l'avant-bras sur des coussins ou sur une table ;
ar° Après avoir bien fermé la soupape Vd, on pompe de l'air dans l'appareil jusqu'à une pression de 20 à 26 centimètres cubes au manomètre. A partir de ce moment, la pompe devient inutile. On fait tomber peu à peu la pression de centimètre en centimètre en agissant sur la vis V. Entre chacune de ces chutes, on appuie sur le séparateur S et on observe les indications de l'oscillomètre. Tant que les pulsations restent sensiblement égales à elles-mêmes, il n'y a pas lieu d'en tenir compte. On inscrit de droit© à gauche sur le papier quadrillé au crayon un point qui mesure l'étendue de l'oscillation (la calculer en fixant entre quels degrés se produisent les oscillations de l'aiguille). On a ainsi une série de points qui, réunis, figure une courbe, c'est la courbe oscillométrique. Voici une courbe normale.
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Fig. 74 La courJ:)e dite normale.
Ce qu'il faut Toir :
Cette courbe est un souvenir graphique très précieux, elle précise :
Tension maxima : Mx : qui est la pression où apparaît à l'appareil la pulsation nettement différenciée, marquant l'entrée dans la zone des oscillations graduellement croissantes.
Tension minima : Mn : pression de la première oscillation plus faible succédant aux plus grandes oscillations.
Indice oscillométrique : lo : oscillation maxima observée à l'appareil ou hauteur du sommet de la courbe.
Ce qu'il faut dire :
Il est difficile en quelques lignes d'étudier la signification de ces différents renseignements. On se reportera aux travaux faits sur ce sujet et en particulier aux travaux du Professeur Pachon et de ses élèves {Journal Médical Français, septembre 19 19).