‹ Les diatoméesChapitre 110 sur 340 · sous-famille : PLACOCHROMATICÉES · texte numérisé non relu

sous-famille : PLACOCHROMATICÉES

Endochrôme dispose en lames à la surface du protoplasma.

lre TRIBU

ACHNANTHÈES

Les Achnanthées ont un endochrôme formé d’une seule lame très épaisse, doublant la face interne de la valve convexe, qu’on appelle aussi valve supérieure ou dorsale. (Fig. 130, 1.)

Ces espèces ont, en effet, les deux valves dissemblables, et de plus, le frustule étant plus ou moins cintré ou plié en genou, lorsqu’on le regarde par la face connective, l’une des valves est convexe et l’autre concave. — La valve concave ou inférieure présente un raphé avec un nodule médian et deux nodules terminaux. La face convexe ou supérieure n’a qu’un pseudo-raphé, sans nodules.

Les frustules, indépendamment de la courbure plus du moins marquée qu’ils présentent, ont, à plat, une forme naviculoïde, quelquefois elliptique ou même presque discoïde. Ils sont parfois resserrés au niveau du petit axe, en forme de semelle.

Quelquefois, les frustules restent réunis en séries portées par un pédicelle hyalin.

M. P. Petit classe dans cette tribu les genres :

1° Cocconeis , Ehb; 2° Cyclophora , Castr. ; 3° Cymbosira , Kz; 4 ° Achnanthes, Ag. ; 5° Gephyria, Arnott; 6° Eupleuria , Arn.; 7° Rhoïconeis , Grün.

Cocconeis. — Ce genre a les frustules un peu cintrés, quelquefois presque plats, ou un peu gonflés en forme de lentille plan-convexe. Vus par la face valvaire, ils sont elliptiques, assez larges et même quelquefois discoïdes, en bouclier. Les stries, ponctuées, ont une directon généralement transversale ; mais celles qui sont au-dessus

QJ2

du petit axe se redressent' par leurs extrémités vers le pôle supérieur de l’ellipse, et celles qui sont au-dessous de cet axe s’infléchissent vers le pôle inférieur, imitant ainsi la disposition des parallèles audessus et au-dessous de l’équateur sur une carte géographique mappemonde.

Ce sont, en général, de petites espèces, qui vivent libres ou collées à plat, comme des parasites, sur les plantes aquatiques.

Le plus commun de tous est le C. pediculus , qu’on trouve appliqué sur presque toutes les algues d’eau douce et même des eaux saumâtres, comme une punaise, qu’il rappelle un peu par sa forme et sa couleur. Il est fortement courbé. La valve inférieure, qui présente raphé et nodules avec quelques côtes sur les bords, est finement striée de lignes ponctuées transversales, arquées autour des pôles de l’ellipse comme centre: (16 à 17 stries dans 1 centième de mm., Y. Heurck).

Sur la face supérieure, on voit un large pseudo-raphé, accompagné, de chaque côté, de lignes ondulées hyalines, qui coupent les stries perpendiculairement. Cette espèce mesure de 1 1/2 à 3 c. de mm. de longueur.

Fig. 116. — Cocconeis pediculus, Ehb.

a valve supérieure; b valve inférieure.

Le C. placentula, Ehb., commun aussi dans les eaux douces, a à peu près la même forme, un peu plus arrondie par ses deux extrémités; sa valve inférieure est bordée d’une zone marginale formée de stries à direction rayonnante, ponctuées, plus "espacées que celles de la partie centrale (15 dans 1 c. de mm.). Cette zone est sér parée de la partie centrale par une ligne ou cadre elliptique hyalin. La partie centrale a 22 stries dans 1 c. de mm. La longueur du frustule varie de 1 1/4 à 3 1/2 c. de mm. (Fig. 130, 2.)

Le C. dirupta , Greg, est une jolie espèce marine, finement ponctuée, dont le nodule médian, à la valve inférieure, est étalé transversalement en espace blanc ou stauros , qui fait une croix sur le raphé.

Mais l’espèce marine la plus commune est le C. scutellum . C’est le géant du genre, car sa longueur peut aller de 4 1/2 à 6 c. de mm. Il est, en outre, très reconnaissable aux stries de sa valve supérieure, transversales, disposées comme les parallèles d’une carte

Page 1