IX. DESCRIPTION
versalement de stries en points. L’extrémité la plus mince présente souvent une petite surface claire.
Les Gomphonémées ont les frustules portés sur un coussinet ou thalame hyalin, ou bien sont fixés par leur extrémité atténuée à l’extrémité d’un pédicelle. Ils se détachent d’ailleurs facilement et nagent librement dans l’eau. (Voir PL II, fig. o et 7.)
Cette tribu ne comprend que deux genres :
1° Rhoïcosphenia , Grun. ; 2° Gomphonema , Ag.
Rhoïscophenia. — Ce genre établit le passage de cette famille à la précédente par ses frustules qui, bien que cunéiformes, sont courbés latéralement en genou comme chez les Achnanthes , et n’ont, comme ceux-ci, de véritable raphé et de nodules que sur la valve concave ou inférieure, la valve supérieure n’ayant qu’un pseudoraphé.
Le Rhoïcosphenia curvata , Grun. est une assez petite espèce, longue de 1 1/2 à 4 cent, de mm. , qui vit dans les eaux douces ; on en trouve cependant une variété marine d'une taille ordinairement un peu plus grande. Les valves, vues à plat, ont une forme naviculoïde, mais avec une extrémité un peu plus pointue que l'autre. La valve inférieure présente un cercle hyalin autour du nodule central et des stries un peu rayonnantes, qui ne vont pas tout à fait jusqu’au
Fig. 125. — Rhoïcosphenia curvata, Gr.
1, face valvaire supérieure; 2, face valv. inf. ; 3, 4, face connective.
raphé (env. 12 dans 1 cent, de mm.). La valve supérieure a des stries un peu plus grosses, allant jusqu’au pseudo-raphé, et un point clair à chaque extrémité. La membrane connective est lisse, bordée de deux lignes légères qui se terminent à chaque bout par une encoche.
Gomphonema. — Les Gomphonema se distinguent facilement des Rhoïcosphenia en ce que leurs frustules, vus par la face connective, ne sont point arqués, mais cunéiformes droits, svmétriques
par rapport au grand axe ; ils présentent, d’ailleurs, les caractères généraux de la famille, chaque valve ayant un nodule médian, un peu remonté vers l’extrémité la plus large, et deux nodules terminaux. Les stries, qui sont ponctuées, rayonnent autour du nodule qu’entoure souvent un cercle hyalin ou stauros, et les valves seraient complètement symétriques si, dans presque toutes les espèces, on ne voyait sur l’un des côtés delà valve un ou quelquefois plusieurs gros points isolés, près du nodule médian. Ils sont d’ailleurs portés dans leur jeune âge sur un thalame mucilagineux ou sur un pédicelle dichotomique. (Voir Fig. 123 et PI. II, Fig. 5, 6,7.) Les espèces sont assez nombreuses, vivent dans l’eau de mer ou dans les eaux douces, et fournissent un grand nombre de variétés.
On peut arriver assez aisément à distinguer ces espèces en opérant diverses coupes dans la tribu. Ainsi, deux espèces seulement, parmi celles de nos pays, ne présentent pas de point asymétrique sur le côté du nodule médian. L’une est le Gomphonema olivaceum, Kz, commun dans nos eaux douces, et l’autre, le G. exiguum , Kz, qui est marin.
Fig. 126. — Gomphonema olivaceum, Kz.
Le Gomphonema olivaceum a une forme naviculoïde, mais plus atténuée à l’une de ses extrémités.
Le nodule médian, remonté vers l’extrémité la plus large, est entouré d’un espace lisse et le raphé bordé d’une mince bande hyaline. Les stries sont légèrement rayonnantes autour du nodule médian, au nombre de 10 dans 1 cent, de mm. L’extrémité atténuée de la valve montre une petite surface claire. Le frustule ne dépasse pas 3 1/2 cent, de mm. Cette espèce fournit une variété souvent mêlée à l’espèce type, G. olivaceum vulgare, un peu plus petite et plus large.
Le Gomphonema exiguum , Kz. ressemble beaucoup au précédent comme forme et comme taille, mais il est marin et plus allongé. Ses stries sont plus serrées (18 dans 1 cent, de millim.) presque parallèles, laissant ainsi une mince zone hyaline le long du raphé, Mais cette zone s’élargit peu autour du nodule.
Les autres espèces présentent un ou quelquefois plusieurs gros points isolés à côté du nodule médian; mais les unes ont un frustule présentant des dilatations et des constrictions quand on les regarde