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Côtes serrées (de 8 à 24 dans 1 c. de mm

* Bords sans contriction au ijiilieu (sur la face j/alvaire) et non bi ou tri-ondulés.

a. Large zone hyalino le long du raphé et autour du nodule médian (N. Brebissonii, stauroptera , gibba , Tabellaria, bicapitata , appendiculata, globiceps , etc).

b. Pas de bande hyaline le long du raphé (N. sublinearis, Hilseana , retusa , etc).

** Bords bi ou tri-ondulés, ou resserrés au milieu (N. meso lapta, Legumen , etc.

Nous arrivons maintenant aux espèces dont les valves sont marquées de côtes ou de stries, plus ou moins fines, résolubles en perles ou grains. Ce sont les Navicula proprement dits, et nous allons retrouver parmi eux des formes nombreuses semblables à celles que nous avons rencontrées parmi les Navicules Pinnulariées, avec cette différence que les côtes ou les stries sont divisées en travers ou perlées, ou bien, dans quelques cas, que des côtes non résolubles sont alternées avec des stries perlées.

Les diatomistes ont établi des divisions assez nombreuses pour mettre de l’ordre parmi toutes ces espèces en les répartissant en plusieurs groupes ; nous suivrons ce schéma d’une manière générale, en le simplifiant autant que possible. Néanmoins, nous n’hésitons pas à déclarer que nous ne trouvons pas toutes ces divisions suffisamment fondées. Établies souvent sur des caractères de détail, elles ont le tort de séparer, dans des groupes différents, des espèces que l’ensemble de leurs caractères, leur aspect général tendent au contraire à rapprocher. Il y a, à notre avis, parmi toutes ces Navicules, quelques formes types autour desquelles les autres se groupent naturellement, et ces formes typiques ne sont pas aussi nombreuses qu’on pourrait le croire .

Aussi n’avons-nous pas adopté généralement la méthode dichotomique qui, lorsqu’elle s’applique à un très grand nombre de sujets, est moins commode qu’on le dit et arrive souvent à créer des groupements artificiels tout à fait contraires à ceux que la nature a établis.

Nous nous sommes borné à décrire les quelques types que nous considérons comme primordiaux, en les accompagnant des principales formes qui s’y rapportent et dont nous indiquons seulement alors les caractères différentiels. Nous trouvons ce système, que nous considérons comme rationnel, plus commode que tout autre pour arriver à ranger une espèce donnée à la place qu’elle doit occuper dans une classification naturelle.

Les espèces rangées par M. H. Yan Heurck dans le groupe des Rcidiosées ont encore l’aspect de Pinnulariées, parce que leurs valves portent de véritables côtes qui, au premier abord, semblent lisses comme celles des Pinnularia , mais examinées de plus près paraissent plus ou moins finement divisées en travers. Ce ne sont pas à proprement parler des stries perlées, formées de séries de perles ou de grains isolés et alignés dans certains sens : l’aspect est différent et, bien que difficile à définir, se reconnaît très bien, car on distingue facilement, sur les Naviculées qui montrent à la fois dés côtes divisées et des stries perlées, ce qui est côtes et ce qui est stries.

M. H. Y an Heurck répartit les Naviculées Radiosées en trois groupes, suivant la disposition de leurs côtes :

1° Côtes médianes rayonnantes, côtes terminales convergentes;

2° Côtes médianes rayonnantes, côtes terminales perpendiculaires au raplié.

3° Côtes rayonnantes partout, jusqu’aux extrémités de la valve.

Dans le premier groupe, nous trouvons d’abord deux toutes petites espèces d’eau douce, les Navicula costulata , Gr. et N. humilis, Donk. qui ont été jusqu’ici décrites parmi les Pinnulariées, parce que leurs côtés n’avaient pas encore été résolues. C’est le Dr H. Yan Heurck qui a réussi à les résoudre dans le milieu à haut indice de M. H. L. Smith.

Elles ont toutes deux les côtes robustes et écartées (8 dans 1 cent, de mm). Mais la première, N. costulata , a une forme lancéolée rhomboïdale, et la seconde, N. liumüis , est renflée au milieu avec des extrémités capitées. La première n’a pas de bandes hyalines le long du raphé, mais un large espace autour de nodule médian; la seconde a une bande le long du raphé un peu dilatée au nodule. La taille de ces deux espèces ne dépasse pas 2 c. de mm. (Fig. 183, 1).

Toutes les autres espèces de ce groupe ont les côtes beaucoup plus facilement résolubles, bien que les petites lignes qui divisent

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