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X. DESCRIPTION

sées de quelques gros points. Les sillons sont transformés en deux larges dépressions, demi-elliptiques,, dont le fond est parsemé de points épars, et qui coupent ainsi la striation en deux parties, Tune marginale, l’autre axiale. Le nodule médian est entouré d’une zone hyaline. Vu par la face connective, le frustule est étranglé au milieu et la zone conneclive est striée de 6 lignes longitudinales, formées de fins granules et disposées par groupes : une, deux, deux, une. Le frustule mesure de 7 à 9 cent, de mm. (1, Fig. 192.)

Le N. Ilennedyi, W. Sm. est un peu plus petit, avec les stries plus serrées, formées de granules fins, et le fond des dépressions qui représentent les sillons lisses est très finement granulé.

Dans les espèces suivantes, les sillons longitudinaux prennent une autre disposition : ils forment une double courbe, comme deux accolades qui se regardent, et dont les milieux se rejoignent par un espace lisse, un stauros, autour du nodule médian; de sorte que leur ensemble forme comme deux lyres, plus ou moins larges, opposées par leur base et dont le raphé représente les cordes. C’est ce qui a fait donner par Ehrenberg, le nom de Navicula lyra, à l’espèce type de ce groupe qu’on désigne sous le nom de Naviculêes Lyrèes.

Fig. 200. — Navicula lyra, Ehb.

Fig. 201. — Nav. lyra , var. elliptica (d’après A. Truan).

Le Navicula lyra , Ehb. est une belle espèce marine et rare qui, outre la disposition des sillons que nous venons d’indiquer, présente une forme elliptique large, à extrémités un peu rostrées. Les stries arquées, comme dans les précédentes espèces, autour du nodule médian comme centre, sont au nombre de 7 à 9 dans 1 cent, de mm. et composées dégranulés; quelquefois, elles se continuent, affaiblies, au fond des sillons qui, souvent aussi, sont lisses. Le frustule peut atteindre 12 cent, de mm.

Le Navicula forcipata , Grev., espèce marine moins rare que la

précédente, est plus petite et a les branches des lyres plus droites, moins fermées, un peu en forme de pince à sucre par suite de l’élargissement en travers de leur base, c’est-à-dire du stauros autour du nodule médian. Les stries sont beaucoup plus fines: 14 à 15 dans 1 cent, de mm. — La valve sèche est brune.

Le N. abrupta, Greg., aies branches des lyres ou des pinces brusquement interrompues avant d’atteindre les extrémités ; il est elliptique sans rostration, et sa valve sèche est hyaline. Il ya9 à 10 stries par cent, de mm. Espèce marine et rare.

Le N. Truanii , Pantoc., trouvé par M. A. Truan dans le dépôt de Moron, en Espagne, et par M. J. Pantocsek (1), dans ceux de Szent-Peter, en Hongrie, appartient à ce groupe.

Nous ferons remarquer, avant d’aller plus loin, que toutes ces espèces distribuées dans les groupes des Didymées, Ellipticées, Prætextées (ou Hennedyées) et Lyrées peuvent se rattacher à un type commun qui, pour nous, serait le type Ellipticè . La forme générale de la valve est une ellipse qui, dans les Didymées, subit une déformation par étranglement au petit axe, et une autre, dans les Lyrées, par un allongement rostré aux bouts du grand axe. Toutes présentent deux sillons longitudinaux sur leur valve, sillons qui prennent différents aspects et des formes diverses. Toutes ont un large nodule médian qui sert de centre aux côtes ou aux stries des deux demi-valves supérieure et inférieure, stries qui figurent comme des ondes quasi-concentriques, et plus ou moins courbes, autour du nodule médian.

Il est évident que cet ensemble de caractères, très topiques malgré les modifications qu’ils éprouvent, constitue à toutes ces espèces un certain « air de famille », qui permet de les rapprocher en un seul et véritable groupe naturel.

Nous placerons à la suite des espèces que nous venons de décrire, un groupe composé de Navicules qui ont aussi un air de famille très évident. Comme les précédentes, elles ont une forme généralement elliptique, mais avec les extrémités pointues, en nacelle, ou bien terminées par une capitation ou une rostration obtuse qui en émousse la pointe. Elles ont toutes des stries fines, perlées, rayonnant plus ou moins autour du nodule central comme centre. Elles présentent toutes autour de ce nodule un large espace lisse, elliptique, naviculaire ou losangique, qui occupe quelquefois près de la moitié de la surface de la valve, réduisant les stries à une zone marginale. Nous pensons qu’on peut prendre le Namcula pdlpêbralis ,

(1) Pantocsek, Fossilen Bacillarien Vngarns , 1887.

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