Le même, forme latior
l’une des Diatomées les plus anciennement connues, le fameux Vibrio jpaxillifer, découvert en 1782 par 0. F. Müller, dontGmelin fit plus tard son Bacillarlia paradoxa, lequel devint un des types de la famille des DIATOMÉES qui a longtemps porté et porte encore le nom de BACILLARIACÉES.
Les Bacillaria sont des Nitzschia à carène médiane ou presque médiane, à valves étroites et longues, aciculaires, pointues et un peu rostrées, et dont les frustules, réunis valve à valve en courtes séries ou tablettes, sont doués de ce singulier mouvement de glissement les uns sur les autres que nous avons décrit (voir T. I. p. 31). .
Le Bacillaria paradoxa, Gm. habite les eaux salées et même les eaux presque douces. Il y a environ 6 cent, de mm. de long et sa carène contient 6 à 8 points, robustes, dans 1 cent, de mm. Les stries, très facilement .visibles, sont au nombre de 20 à 22 1/2 dans 1 cent, de mm. Ses valves ne sont pas toujours aussi longues et étroites, et l’on rencontre des formes plus courtes et plus larges : forme latior.
Le Bacillaria socialis , Greg., est une espèce très voisine, se présentant aussi en tablettes, dont les frustules se déplacent de la même manière, et qui a le même habitat. Elle est notablement plus grande et plus robuste; ses stries sont plus fortes et moins serrées: 13 à lo 1/2 dans 1 cent, de mm.
§ 3. — Tryblionella
Le genre Tryblionetta, W. Smith, comprend des espèces dont les valves ont une carène excentrique, les deux carènes étant opposées diamétralement l’une à l’autre sur les deux faces du frustule. Les points carénaux sont ordinairement en même nombre que les stries qui parcourent la valve transversalement. Ils sont peu distincts dans les Tryblionella vrais, mais bien distincts, au contraire, dans les espèces composant le sous-genre Pseudo-Tryblionella, qui n’a pas été conservé. Déplus, les valves sont parcourues longitudinalement par un sillon plus ou moins large et profond qui, dans certaines espèces, fait paraître la surface de la valve comme ondulée suivant sa longueur. Les frustules, considérés par la face valvaire, ont, en général, une forme elliptique, quelquefois contractée transversalement au petit axe.
Ajoutons que ce genre, dont plusieurs espèces présentent par l’aspect de leurs valves une remarquable analogie avec certains Surirella , forme en effet le passage des Nitzschiées aux Surirellées. Chez ces dernières, il existe deux lames d’endochrôme qui doublent les valves et manquent sur les zones, tandis que dans les Tryblionella il n’y a qu’une seule lame d’endochrôme doublant les deux valves et une des zones (Fig. 270); mais si l’on suppose, comme l’a fait remarquer M. P. Petit, que l’ouverture située au milieu de cette lame, et qui correspond au milieu de la dite zone, se prolonge dans sa longueur de manière à séparer complètement la lame d’endochrôme en deux, on aura un frustule contenant en réalité deux lames d’endochrôme dont chacune doublera une des valves comme chez les Surirellées. (Fig. 286).