‹ Les diatoméesChapitre 207 sur 340 · XV. DESCRIPTION · texte numérisé non relu

XV. DESCRIPTION

Le Synedra famelica , Kz., est une petite- espèce des eaux douces, dilatée à la partie moyenne, ce qui donne à la valve un aspect naviculoïde long. Les extrémités sont coiffées par une capitation en bouton de fleuret. Il y a 21 stries fines par cent, de mm. Le frustule ne mesure que de 2 à 3 cent, de mm.

Le Synedra amphicep hala, Kz., est une autre petite espèce des eaux douces, très mince, avec les extrémités atténuées, mais capitées, et Un pseudo-raphé relativement large. Les stries sont fortes, au nombre de 11 environ dans 1 cent, de mm. Le frustule a de 4 à 6 cent. .

Les Synedra af finis, Kz., et S. nitzschioïdes , Grun., sont des espèces marines remarquables par l’élargissement du pseudo-raphé; les stries, qui dans ce cas ne régnent plus que sur le bord des valves, sont assez fines. Dans le S. nitzschioïdes , on constate un caractère particulier, un rang de perles le long des bords. De plus, les frustules se groupent en étoile comme les Asterionella. D’où il résulte que cette espèce n’est pas un vrai Synedra , mais une forme de passage entre les Staurosira , les Asterionella et les Synedra. Il faut remarquer, d’ailleurs, que la disposition des frustules en étoile ou en éventail n’est qu’une disposition en filament ou en ruban, valve contre valve, dans laquelle les frustules se séparent les uns des autres par toute la surface des valves, ne restant adhérents que par une extrémité, toujours la même, et que l’on peut appeler inférieure. Lorsque l’adhérence se maintient par les extrémités alternes, on obtient un groupement de frustules en zig-zag.

Le Synedra affinis peut atteindre 12 cent, de mm. de long, avec 13 à 14 stries délicates par cent, de mm. (4, fig. 317). Le S. nitzschioïdes est beaucoup plus petit et n’a que 7 cent, de mm., avec 11 à 12 stries par cent.

Le Synedra ulna , Ehb.v belle espèce des eaux douces, très répandue, est le type d’un grand nombre de variétés. Cette espèce est remarquable par sa forme linéaire, droite comme une règle ou une aune à mesurer l’étoffe, et sur laquelle les stries transversales robustes figurent les divisions. Mais les extrémités de la règle finissent en pointe mousse. Les stries, au nombre de 9 dans 1 cent, de mm., laissent un pseudo-raphé hyalin assez mince, mais au centre un espace lisse quadrangulaire, un large stauros, dans lequel on ne distingue pas de pseudo-nodule. Cette jolie espèce a de 15 à 25 cent, de mm. de long (1, fig. 317).

A ce type remarquable se rattachent un grand nombre de formes, pour la plupart aussi répandues, et que M. H. Yan Heurck considère comme de simples variétés du Synedra ulna. Parfois, elles manquent d’espace lisse au milieu, et ne sont pas toujours abso-

lument droites. Le caractère des stries est à peu près le même. Nous citerons les suivantes, qui habitent toutes les eaux douces.

Fig. 317. — 1. Synedra ulna, Ehb.

Page 1