XVI. DESCRIPTION
pseudo-nodules terminaux placés dans les capitations, tout près du bord ventral. Le frustule a 2 cent, de mm. de long.
V Eunotia prœrupta , Ehb., a le bord dorsal assez convexe, sans ondulations ni dents, le bord ventral très peu concave, les extrémités tronquées, capitées du côté dorsal, des nodules terminaux tout à fait à l’extrémité de la valve sur le bord ventral. Les stries, transversales, perlées, sont minces, mais peu serrées, car il n’y en a que 6 dans 1 cent, de mm., sauf aux extrémités, où elles se tassent. La face connective est quadrangulaire et présente 12 stries à la partie moyenne. C’est une espèce des eaux douces qui atteint 6 à 8 cent, de mm. de long. Elle fournit plusieurs variétés, dont une, Y Eunotia bidens d’Ehrenberg, est une belle Diatomée, plus large que le type et dont le dos, au lieu de former une seule courbe, est bi-arqué.
L 1 Eunotia robusta , Ralf., a le dos extrêmement dilaté, et le ventre assez fortement concave, si bien que la valve serait semilunaire, si le bord dorsal n’était historié de dentelures, dont le nombre, de deux au moins, peut aller jusqu’à vingt (H. Van Heurck), ce qui donne à la Diatomée des aspects divers, d’où les noms de « papillon », de « diadème », etc., qu’on a donnés à ces différentes formes . Eunotia robusta, var . papilio ; E . robusta\&Y. diadema , etc., dont Ehrenberg avait fait autant d’espèces. Dans ce type, en raison de la courbure extrême du bord dorsal, les stries ne sont pas transversales, mais rayonnantes; un certain nombre, partant du
Fig. 320. — Eunotia robusta , var. liendecaodon , Ralf.
bord dorsal, n’atteignent pas l’autre côté. On en compte 10 environ dans 1 cent, de mm. vers la partie médiane. Les nodules terminaux, tout à fait extrêmes, sont moins gros que dans l’espèce précédente. La face connective est quadrangulaire. Comme toutes ces espèces, c’est une Diatomée d’eau douce; elle atteint de 4 à 12 cent, de mm., suivant les variétés.
Nous représentons les Eunotia robusta , var. Diadema (fig. 319),
et E. robustav ar. hendecaodon , qui étaient les Eunotia Diadema et E. hendecaodon d’Ehrenberg. Le premier a ordinairement 5 à 6 dents, le second il (fig. 320).
Les Eunotia lunaris , Grun., et E. flexuosa, Kz., sont très allongés, en baguette, aussi le premier était-il un Synedra pour Ehrenberg. Leurs extrémités sont très légèrement capitées, avec des nodules bien marqués. VE. lunaris est courbé en arc et ne dépasse pas 9 cent, de mm. de long, avec 15 stries perlées dans 1 cent, de mm. VE. -flexuosa est deux ou trois fois plus long, mais ondulé, et présente 11 à 12 stries dans 1 cent, de mm.
Toutes ces espèces vivent dans les eaux douces.
Le genre Himantidium diffère surtout des Eunotia vrais, par ce que les frustules restent réunis en bandes ou en rubans plus ou moins longs. D’ailleurs, les espèces présentent la même forme arquée, par la face valvaire, avec un côté dorsal et un côté ventral; mais le dos est ordinairement moins accidenté qu’on le voit chez beaucoup d ’ Eunotia. Le plus souvent, il ne présente qu’une seule courbe, longue et peu convexe, qui, tout au plus dans quelques variétés, s’infléchit vers le petit axe de la valve et constitue une forme bidens ou diodon. Les stries ont la même disposition, et l’on voit près du bord ventral des extrémités, ordinairement capitées et renversées du côté du dos, deux petits pseudo-nodules terminaux.
Fig. 321. — Himantidium denticula, Bréb.
A propos de ces nodules, M. H. Van Heurck a observé, sur Y Himantidium denticula, Bréb., qu’ils se prolongent par une sorte de ligne sinueuse sur le bord ventral des valves, dont ils occupent souvent le quart de la longueur. Quand on regarde le frustule par sa face connective, on voit ces lignes dans toute leur étendue, imitant assez les deux / d’un violon ; sur la face valvaire, on ne voit que les points extérieurs de ces /. M. H. Van Heurck pense que cette disposition se retrouve dans tous les Eunotia et les Himantidium.
Les Himantidium sont généralement plus minces et plus sveltes sur la face valvaire que la plupart des Eunotia , et leurs extrémités